Tournai -

La cour analyse la tentative d’évasion de la prison de Tournai de Julien Cazzetta

La cour analyse la tentative d’évasion de la prison de Tournai de Julien Cazzetta

En Belgique l’évasion n’est pas punissable. Belga

Lundi matin, la cour d’assises du Hainaut a entendu les inspecteurs dans le cadre de la tentative d’évasion de la prison de Tournai de Julien Cazzetta.

L’accusé doit répondre du meurtre de Vincenzo Taibbi le 30 novembre 2010 à Gosselies (Charleroi), de prises d’otages, de vols avec violences, ... Jérémie Solvel, Kevin Skaluba et Hicham Mimi sont aussi dans le box des accusés.

En Belgique l’évasion n’est pas punissable. Ce qui l’est, c’est la prise d’otages et les manoeuvres mises en place pour y arriver.

Après une première évasion de la prison de Jamioulx le 31 juillet 2011, Julien Cazzetta avait été déplacé à plusieurs reprises d’établissement pénitentiaire, et ce dans le but de limiter les risques d’évasion.

Le 3 juin 2012, il tentait une nouvelle évasion de l’établissement pénitentiaire de Tournai et ce nonobstant le régime de haute surveillance auquel il était soumis.

Il menaçait de « tout faire exploser »

À 7h du matin, alors que trois gardiens ouvraient la porte de sa cellule pour lui apporter son petit-déjeuner, il a pris l’un d’eux en otage en menaçant de «tout faire exploser».

Dans la main, l’accusé tenait un dispositif qu’il disait être une bombe. «L’illusion était parfaite. Personne n’a imaginé qu’il pouvait bluffer», a indiqué un des inspecteurs en charge de l’enquête.

C’est sous la menace de ce dispositif que Julien Cazzetta a traversé la prison et rejoint la porte qui lui donnait accès à l’extérieur.

Une évasion préparée depuis des semaines

Dehors, trois véhicules de police l’attendaient. Julien Cazzetta dit avoir évalué rapidement la situation et s’être rendu parce qu’il n’avait pas d’autre choix. Selon l’accusé, son évasion était préparée depuis plusieurs semaines. Comme dans le cas de l’évasion de la prison de Jamioulx, il a bénéficié d’aide extérieure mais il refuse de communiquer le nom de ces personnes.

À la question de savoir les motifs qui l’ont poussé à s’évader, Julien Cazzetta a répondu «Quand vous êtes enfermé dans une cellule avec juste une fenêtre pour communiquer, à la longue c’est de la torture... Avant je pouvais encore aller à la salle de sport et au préau», a expliqué l’accusé.

La présidente, Monique Levecque, a souligné qu’avant sa première évasion il bénéficiait d’un enfermement classique.

L’après-midi sera consacrée l’audition des agents pénitentiaires.