Namur -

Trois accusés doivent répondre du meurtre d’un homme de 27 ans en 2012 à Namur

Trois accusés doivent répondre du meurtre d’un homme de 27 ans en 2012 à Namur

(photo d’illustration) Paty Wingrove - Fotolia

La cour d’assises de Namur entamera mercredi à 14h00, par la constitution du jury, le procès de Jonas Cassart, Cemen Mizinov, et Stéphane Van Espenhoudt accusés du meurtre de Michaël De Poortere le 23 janvier 2012 à Namur en qualité d’auteurs, coauteurs ou complices.

Le procès s’ouvrira le 17 février.

Le 23 janvier 2012, Michaël De Poortere, est retrouvé agonisant après avoir été roué de coups dans l’appartement de Stéphane Van Espenhoudt situé derrière la gare de Namur.

Tous les protagnistes se connaissaient car ils étaient actifs dans le milieu de la drogue soit pour en acheter soit pour vendre. Le 23 janvier 2012, Michaël De Poortere, qui était un ami de Stéphane Van Espenhoudt, monte à l’appartement de ce dernier, ignorant que d’autres personnes s’y trouvent. Michaël De Poortere sollicite de la marijuana pour dix euros.

Dispute sur le prix des stupéfiants

Une altercation aurait rapidement éclaté avec Cemen Mizinov sur le prix des stupéfiants. Michaël De Poortere aurait demandé à son interlocuteur de lui parler avec plus de respect. S’en est suivie une bagarre extrêmement violente entre Michaël De Poortere et Cemen Mizinov à laquelle s’est joint Jonas Cassart. L’homme de 27 ans a été littéralement massacré à coups de pied et de poing, et même à coups de casserole. Les deux hommes ont sauté à pieds joints sur sa tête.

Grièvement blessée, la victime a souffert notamment d’un hématome sous-dural et d’une hypertension intracrânienne et est décédée deux jours plus tard à l’hôpital.

Les trois accusés ont été entendus à plusieurs reprises par les enquêteurs. Ils ont donné des versions très divergentes et ont été confrontés aux déclarations de chacun. Lors de la reconstitution, Cemen Mizinov et Jonas Cassart ont minimisé leur rôle respectif même s’ils ont reconnu avoir porté une série de coups à la victime. L’enchaînement exact des faits sera au coeur de ce procès d’assises.

Risque de récidive présent

D’après les experts psychiatres, aucun des trois accusés ne se trouvait lors des faits et encore actuellement ni dans un état de démence, ni dans un état grave de déséquilibre mental, ni de débilité mentale les rendant incapables du contrôle de leurs actes (même si Stéphane Van Espenhoudt présente des capacités intellectuelles limitées). Le risque de récidive reste présent pour les trois accusés, selon ces experts.

Jonas Cassart sera défendu par Mes Dimitri de Béco et Benjamin Dethier, Cemen Mizinov sera défendu par Mes Nathalie Gallant et Marc Preumont, Stéphane Van Espenhoudt sera défendu par Me Philippe Leloup. Me Pascal Rodeyns défendra les intérêts des cinq parties civiles constituées. Le ministère public sera représenté par l’avocat général Laurence Delbruyère. Le procès sera présidé par Dominique Gérard et devrait durer un peu moins de deux semaines.