Politique -

Le confédéralisme de la N-VA cache le séparatisme, affirme Di Rupo

Le Premier ministre Elio Di Rupo a accusé dimanche la N-VA de cacher une volonté de scinder la Belgique en prônant le confédéralisme, comme le fait désormais le parti nationaliste flamand.

«La vérité doit être dite aux gens […]. Qu’a dit la N-VA lors de son congrès? Elle a dit qu’il faut scinder tout: la sécurité sociale, la police, la justice, tout ce que vous voulez. Seule la Défense resterait fédérale», a-t-il déclaré lors de l’émission l’Invité sur RTL-TVI, dont c’était le 600ème numéro.

«Il (le président de la N-VA, Bart De Wever) appelle cela du confédéralisme. En d’autres termes, ce mot confédéralisme cache en réalité le séparatisme. C’est-à-dire la fin de notre pays», a ajouté M. Di Rupo.

«Je ne suis absolument pas d’accord que l’on scinde notre pays. Et donc appeler confédéralisme ce qui serait une véritable scission de notre pays, c’est non», a poursuivi le chef du gouvernement fédéral, qui a également défendu l’indexation des salaires, elle aussi critiquée par la N-VA.

Il a par ailleurs refusé la perspective d’un débat public l’opposant à M. De Wever, préférant y envoyer le président faisant fonction du PS, Paul Magnette.

«Il y a pour le moment une discussion qui se fait pour qu’un débat se tienne entre Paul Magnette et Bart De Wever», a dit M. Di Rupo qui reste président en titre du PS. «J’ai toute confiance en Paul Magnette, je ne vais pas commencer à interférer», a-t-il fait valoir.