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Les nationalistes ont écrit l’histoire faute de vision des partis traditionnels, selon Gosuin

Les nationalistes ont écrit l’histoire faute de vision des partis traditionnels, selon Gosuin

Didier Gosuin s’est dit interpellé par la volonté du président de la N-VA d’écrire l’avenir. Belga

Le mouvement flamand a écrit l’histoire du pays parce que les partis traditionnels francophones, rejoints par Écolo, n’ont pas de vision et n’ont en tête qu’une stratégie pour occuper le pouvoir, a affirmé Didier Gosuin.

Pour Didier Gosuin, chef de file des FDF en Région bruxelloise, la 6e réforme de l’État acceptée par ces partis fragilisera davantage ceux qui le sont déjà.

«Comme l’a dit Bart De Wever, le mouvement flamand a écrit l’histoire de ce pays. C’est parce que les partis traditionnels rejoints par les écolos n’ont pas de vision et n’ont que la stratégie d’occuper le pouvoir», a notamment dit Didier Gosuin, devant les plus de 500 militants de la formation amarante présents au congrès électoral de sa formation.

Selon lui, les FDF sont prêts à relever le défi des conséquences de cette mauvaise réforme, quitte à prendre des risques, contrairement aux autres formations, pour dégager des marges budgétaires.

M. Gosuin s’est dit interpellé par la volonté du président de la N-VA d’écrire l’avenir.

«Quel est l’avenir? C’est le pillage de l’État belge, prendre tout ce qui sera utile et pour Bruxelles créer un régime de sous-nationalités. Tant que nous serons là, nous ne les laisserons pas écrire notre avenir», a-t-il ajouté.

Plus largement, le député-bourgmestre d’Auderghem, candidat avoué au poste de ministre-président de la Région bruxelloise, a souligné que les dossiers institutionnels étaient étroitement liés aux dossiers socio-économiques.

«On a transféré des compétences socio-économiques parce qu’au nord il y a moins de chômeurs et que l’on a transféré les moyens financiers non pas en les calculant au départ du nombre de chômeurs, mais du niveau de richesse des différentes entités. Comme les francophones n’ont vu que l’aspect communautaire, ils ont fait peser les conséquences de cela sur la Wallonie et Bruxelles qui vont devoir assumer demain alors qu’on aurait pu transférer l’impôt des sociétés, le coût du vieillissement ou la dette écologique, moins à l’avantage de la Flandre», a-t-il encore dit.