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Tempête de neige au Japon: 7 morts et plus de 1.000 blessés

Le temps devrait être beau et relativement doux à Tokyo dimanche, mais d’autres chutes de neige sont redoutées dans le nord du pays. AFP

L’exceptionnelle tempête de neige qui frappe actuellement le Japon a tué 7 personnes et fait plus de 1.000 blessés durant le week-end. Une tempête qui tombe mal, le jour où les Tokyoïtes sont appelés aux urnes.

Un manteau blanc de quelque 27 centimètres a recouvert Tokyo samedi, ce qui ne s’était pas produit depuis 45 ans, selon l’agence nationale de météorologie.

Dimanche à la mi-journée, les grands axes de la ville avaient été déblayés de même que certains trottoirs, par les services municipaux, ainsi que par des habitants ou commerçants qui s’affairaient dès les premières heures. Les abords des bureaux de vote étaient nettoyés pour faciliter l’accès à plus de dix millions d’électeurs appelés à élire le gouverneur de la capitale.

La dépression, qui avait parcouru la veille le sud-ouest de l’île principale de Honshu avant de gagner Tokyo, à l’est, s’est ensuite déplacée vers le nord-est, déposant 35 centimètres de neige sur la ville côtière de Sendai qui n’avait pas connu un tel phénomène depuis 78 ans.

7 morts et plus de 1000 blessés

Selon les différentes antennes locales de la chaîne publique NHK, 7 personnes au total sont mortes dans des accidents dus à la neige et au moins 1.051 individus à travers le pays ont été blessés, lors de chutes ou de collisions. Pas moins de 5.300 accidents divers auraient été enregistrés dans 35 préfectures affectées par les chutes de neige.

Plus de 20.000 foyers étaient de plus privés d’électricité dimanche matin et 300 vols ont été annulés en plus des 740 supprimés la veille.

Les Tokyoïtes aux urnes

Les pieds dans 30 centimètres de neige, les Tokyoïtes ont malgré tout commencé à se rendre dans les bureaux de vote pour élire leur gouverneur parmi 16 candidats divisés entre pro et antinucléaires.

Ce scrutin risque cependant de virer au duel entre le favori du gouvernement de droite pro-atome, Yoichi Masuzoe, et Morihiro Hosokawa, un ex-Premier ministre sorti d’une retraite politique de 20 ans pour s’opposer à l’énergie atomique, avec le soutien d’un autre «ex», l’imprévisible Junichiro Koizumi.

Les observateurs s’interrogent sur la participation, craignant un désintérêt des jeunes et les conséquences de cette intempérie.