judiciaire -

Les victimes car-jackées par Cazzetta sont encore traumatisées

Les victimes car-jackées par Cazzetta sont encore traumatisées

- Belga

La cour d’assises du Hainaut a entendu ce jeudi après-midi les victimes car-jackées par Julien Cazzetta le 31 juillet 2010 lors de son évasion de la prison de Jamioulx.

Julien Cazzetta doit répondre du meurtre de Vincenzo Taibbi, le 30 novembre 2010 à Gosselies (Charleroi), de prises d’otages, de vols avec violences...

Jérémie Solvel, Kevin Skaluba et Hicham Mimi sont aussi dans le box des accusés.

A quelques kilomètres de l’établissement pénitentiaire de Jamioulx, le véhicule emprunté par les prisonniers pour assurer leur évasion est tombé en panne. Cazzetta et son complice ont alors tenté de car-jacker une autre voiture.

Il «se servait de la gardienne comme bouclier. Il la claquait sur le capot pour m’empêcher d’avancer. Un autre donnait des coups de pieds dans la porte. Puis, comme je n’ouvrais pas, il a pris une grosse pierre et l’a lancée dans la vitre conducteur. Si elle avait cédé, je la prenais en pleine tête», a expliqué Aurore D. qui s’est dit choquée par la détermination des agresseurs.

Martin C., qui précédait son épouse en moto, a tenté d’intervenir mais l’homme, qu’il reconnaît comme étant Julien Cazzetta, a menacé de tuer l’otage s’il approchait.

Toutes les victimes de car-jackings perpétrés par Cazzetta se disent traumatisées par les faits. La violence, l’agressivité avec laquelle les faits se sont déroulés, les ont fortement marquées.

Certains avaient avec eux un enfant dans le véhicule. Malgré leurs supplications, cela n’a pas fait fléchir Cazzetta.

L’audience reprend lundi. D’autres témoins seront entendus, notamment concernant la tentative d’évasion de Julien Cazzetta de la prison de Tournai.


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