Politique

Tous à l’écoute du congrès de la N-VA

Tous à l’écoute du congrès de la N-VA

C’est de confédéralisme, et plus d’indépendance, que parle la N-VA, souligne Bart Maddens. Belga

Le congrès de la N-VA, à Anvers, retiendra l’attention de tout le monde politique ce week-end: le parti de Bart De Wever définira son programme.

Le rendez-vous est fixé de longue date: c’est ce week-end que la N-VA tient à Anvers, sous la présidence de son vice-président, Ben Weyts, le congrès qui marquera le lancement de sa campagne électorale. Tout le monde politique sera à l’écoute: son programme aura-t-il un accent communautaire exacerbé, ou insistera-t-il sur le socio-économique, pour se rendre plus fréquentable?

«Les textes soumis au congrès se situent dans la ligne du programme électoral de la N-VA en 2010», explique Bart Maddens. «En précisant un certain nombre de choses, comme sur le statut de Bruxelles, mais pas nécessairement en les édulcorant: la scission totale de la Sécurité sociale reste à l’ordre du jour».

Approfondir le confédéralisme

Un virage sera pourtant opéré, annonce le politologue de l’université catholique flamande de Louvain (KUL), présenté comme l’inspirateur du programme communautaire de la N-VA: «en 2010, conformément à l’article 1 de ses statuts, la N-VA se prononçait pour l’indépendance de la Flandre, avec le confédéralisme pour étape intermédiaire. Mais, après les déclarations de Bart De Wever, en septembre, les choses ont changé: c’est d’approfondissement du confédéralisme qu’il est question».

Restera alors à décider du sort de l’article 1 des statuts de la N-VA, poursuit Bart Maddens, «puisque d’indépendance de la Flandre, il n’est plus question. Cet article 1, je l’ai souvent comparé à la Charte de Quaregnon, qui est restée très longtemps la référence du PS: le texte était radical, mais la pratique sociale-démocrate. L’article 1 pourra donc subsister de manière symbolique… ou être abrogé».

La N-VA n’en a pas moins surpris, cette semaine, en dévoilant la composition de ses listes électorales, qui devait également être arrêtée par le congrès de ce week-end. «Mais le parti est passé maître dans l’art de faire parler de lui», poursuit Bart Maddens.

«Et il y est parfaitement arrivé: un jour, on ne parlait que de la tête de liste européenne confiée à Johan Van Overtvelt; le lendemain, de la présence de Siegfried Bracke en tête de liste à la Chambre en Flandre Occidentale; le jour d’après du fait que Bart De Wever mènerait la même liste à Anvers. Attendre le congrès, qui a suffisamment d’intérêt par lui-même, n’y aurait rien ajouté».