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Les cinq tendances du mercato en Belgique

Les cinq tendances du mercato en Belgique

Roland Duchâtelet a semblé davantage se préoccuper du rachat de ses nouveaux clubs que des renforts à apporter au Standard. Mais il est tout de même parvenu, à nouveau, à conserver les joueurs cadres. Belga

Rideau sur le mercato de janvier 2014. On fait le bilan.

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1. Un Standard (trop?) confiant. Les bords de Meuse auront rarement été aussi tranquilles en cette période de mercato. Là où les supporters s’étaient habitués à trembler jusqu’aux dernières minutes pour voir débarquer ou partir l’une ou l’autre (pseudo-)vedette, ils ont surtout vu un noyau se dégraisser de joueurs en manque de temps de jeu. Douze en tout, en comptant Kosovic, le jeune monténégrin à peine arrivé et déjà expédié à Ujpest pour prendre du galon. Un exemple parmi d’autres de la stratégie Duchâtelet. Le président est paru plus occupé à finaliser le rachat de ses nouveaux clubs qu’à renforcer l’effectif liégeois. Mais, comme l’été dernier, il aura réussi conserver ses cadres, le très courtisé Michy Batshuayi en tête. Reste à savoir si cela suffira à maintenir le cap en championnat.

2. Les contradictions anderlechtoises. «On a parlé de Hazard, de Defour, de Batshuayi. Si aucun de ces dossiers ne se concrétise, il n’y aura pas de transfert...» C’était le 22 janvier dernier, au soir du Gala du Soulier d’or. Après lui avoir fait une cour intensive, Herman Van Holsbeeck fait comprendre qu’il va sans doute renoncer au frère cadet d’Eden. Le Diable rouge de Porto et l’attaquant du Standard ont quant à eux préféré demeurer dans leur club. Anderlecht allait donc rester bredouille? Que nenni! Même s’il avait certifié qu’il n’avait pas de plan B, le manager du Sporting a sorti dare-dare un lapin nommé Pollet de son chapeau, cédant un joli chèque au passage à Charleroi. Un attaquant qui, de l’aveu même de HVH, a le même profil que Mitrovic. Mais plutôt que d’y voir un simple doublon, il ose espérer qu’ils «pourront faire la différence dans les play-offs». Mais quid de la complémentarité? Et alors qu’il cherchait un milieu créatif et un N.6, c’est finalement un... 4e gardien qu’il s’en est allé chercher à Ostende. Une logique pas toujours facile à suivre.

3. Un exil carolo compréhensible. Bien sûr, perdre ses trois pions créatifs en un petit mois, c’est un pari risqué. Mais peut-on réellement blâmer la direction zébrée quand elle reçoit une offre qui agrée toutes les parties? Lokeren pour Kaya, Gand pour Milicevic et bien sûr Anderlecht pour Pollet, avec une solide compensation financière à la clé, cela ne peut se refuser. Et Charleroi ne s’est pas contenté que de vendre puisque chaque pièce maîtresse a été remplacée au moins numériquement mais peut-être même qualitativement également. En recrutant l’ancien triangle offensif qui avait fait monter Reims en Ligue 1 (Tainmont-Ghilas-Fauré), le Sporting peut miser sur des automatismes qui devraient suffire à apporter les derniers points nécessaires au maintien.

4. Mons: on ne change pas une équipe qui perd.En difficultés financières, le club de Dominique Leone n’a pas fait de folies. Largués en championnat, les Dragons vont plus que probablement devoir se résoudre aux play-off III et au risque de relégation qui les accompagne. Et ce ne sera qu’avec deux renforts hivernaux: le méconnu attaquant suédois Eriksson et le revenant Zola.

5. Zulte se muscle, Bruges mise gros. La saga Hazard a au moins eu le mérite de démontrer que le «petit» Zulte Waregem se fait tout doucement une place dans la cour des grands. Pas question de se laisser marcher sur les pieds. Avec son «Coach de l’année», le club flandrien est parvenu à éviter l’hémorragie entamée par les départs logiques de Malanda (l’accord avec Wolfsburg datait de l’été dernier) et de Habibou (qui, de son propre aveu, fait un pas en avant à Gand). Et a fait jouer ses relations avec Malaga pour se procurer quelques promesses dont Fabrice Olinga, plus jeune buteur de l’histoire de la Liga. Reste à éviter la fameuse malédiction du Soulier d’or et à remotiver un Thorgan Hazard qui avait publiquement fait part de ses envies de départ à Anderlecht.Quant à Bruges, le Club disait travailler dans la discrétion. Jusqu’à l’arrivée retentissante de Nicolas Castillo, transféré pour un montant total de 3 millions d’euros. Une étiquette que le jeune attaquant chilien va devoir se farcir. D’autant que comme il est la seule recrue, tous les regards seront braqués sur lui. Cet unique et coûteux transfert suffira-t-il dans la course au titre?

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