AU VOLANT DE L’Audi A8

Le maître des anneaux se la joue Matrix

Le maître des anneaux se la joue Matrix

Les phares Matrix constituent une petite révolution chez Audi. Si votre portefeuille le permet, autant opter pour la version longue de l’A8. On dispose alors d’une habitabilité nettement plus convaincante. EdA

Quatre ans après son lancement, le porte-drapeau d’Audi, l’A8, vient de s’offrir une cure de jouvence. Pas le choix: Mercedes a lancé sa nouvelle Classe S et BMW s’apprête à faire de même avec sa Série 7 d’ici quelques mois.

Passons rapidement sur ce qui se voit à peine (nouveau capot, nouvelle calandre, etc.) pour nous concentrer sur ce qui saute aux yeux à la tombée de la nuit: l’arrivée des phares «Matrix». Une véritable révolution côté éclairage: les 25 diodes de chaque phare offrent une luminosité impressionnante et peuvent, surtout, occulter très précisément leur cône de lumière pour ne pas gêner les autres usagers tout en assurant toujours un éclairage maximal. Pour le reste, Audi profite de ce remaniement technique pour offrir des équipements modernisés (la vision nocturne dispose dorénavant d’un système de détection des piétons et des animaux) mais surtout plus de puissance pour une consommation toujours en baisse. Si le catalogue comprend des motorisations supersoniques, inutile de se montrer trop exigeant: le 3.0 TDI (qui passe de 250 à 258 ch même si la version «dégonflée» à 211 ch existe toujours) suffit déjà largement! Dorénavant, toutes les A8 s'offrent la transmission intégrale Quattro en série (sauf la version hybride). De quoi magnifier le comportement de cette limousine qui, au prix d’un amortissement plus ferme que celui de ses concurrentes directes, se montre toujours la plus agile du marché. J.-F. Ch.