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La naissance, de 1930 à aujourd’hui

La naissance, de 1930 à aujourd’hui

L’accouchement n’a pas toujours été «sans douleur ». Retour sur un siècle d’évolution. Kati Molin - Fotolia

Ce soir, le magazine «Tout s’explique » s’intéresse au plus bel événement d’une vie: la naissance. Histoire de l’évolution de l’accouchement.

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L’accouchement. Voilà un événement important dans la vie d’une femme qui a fortement évolué au cours du dernier siècle. Tout s’explique se penche ce soir sur les différents progrès enregistrés, depuis l’accouchement à la maison très courant dans les années 30 à la quasi-généralisation de la péridurale aujourd’hui. Un sujet qui a passionné la journaliste Aurélie Van Eeckhout, elle-même maman de trois enfants.

Vous pouvez faire un petit résumé de l’émission ?

Nous sommes partis d’un documentaire français qui traite de l’évolution de la naissance depuis les années 30 jusqu’à aujourd’hui. Nous avons redécoupé le sujet en quatre parties.

La première parle des années 30 et du passage de l’accouchement à domicile vers l’hôpital, avec un fort taux de mortalité à l’époque.

Le second volet évoque le docteur Lamaze, qui a popularisé l’accouchement sans douleur, sur base de travaux en Union Soviétique.

Un troisième volet se penche sur le travail du docteur Leboyer, qui s’est intéressé à la douleur chez l’enfant lors de l’accouchement. C’est de là que vient l’idée d’accoucher dans l’eau ou d’accoucher debout sans entrave.

Enfin, la dernière partie traite de l’arrivée de la péridurale dans les années 80 et sur ce que cela a changé au niveau de l’accouchement de la femme.

Vous êtes allée tourner une séquence à l’hôpital de Braine-l’Alleud…

Oui, car le documentaire français s’arrêtait dans les années 80. On a voulu faire le point sur la péridurale aujourd’hui. À Braine-l’Alleud, c’est un hôpital où on ne propose pas systématiquement la péridurale. Ils proposent aussi la baignoire…

Qu’est-ce qui vous a marquée en travaillant sur ce sujet ?

En tant que femme qui a accouché trois fois, c’est de pouvoir voir un accouchement de l’extérieur. Quand on accouche, on ne voit pas ce qui se passe. J’ai trouvé ça impressionnant. Et j’ai trouvé ça étonnant que dans les années 60, des femmes acceptent d’être filmées et médiatisées pour montrer que la méthode du docteur Leboyer fonctionnait.

Et le rôle du mari, vous l’abordez aussi ?

Un petit peu. Dans le documentaire français, on dit que c’est vers la fin des années 60 que l’homme commence à rentrer dans la salle de travail et assiste à l’accouchement.

Aujourd’hui, est-ce qu’il n’y a pas une tendance à accoucher chez soi ?

Non ! Moins de 1 % des femmes accouchent à la maison. Et celles qui refusent un environnement trop médicalisé peuvent accoucher dans des maisons d’accouchement. Par contre, aujourd’hui, il y a un retour à quelque chose de plus naturel. Ce sont les femmes elles-mêmes qui peuvent doser la péridurale ou alors passer par des méthodes comme l’haptonomie, la sophrologie…

On entend souvent l’expression « C’était mieux avant ». Dans le cas de l’accouchement, ce n’est pas le cas…

Non, je ne crois pas (rires). Aujourd’hui, les femmes ont vraiment le choix. Et s’il y a dix ou quinze ans, on pouvait encore mal vivre sa péridurale, aujourd’hui tout est sous contrôle. Cela devient difficile de mal vivre son accouchement, excepté s’il y a des complications.¦

RTL TVI, 19.45