La marge est passée de 15 à 25 %

Heureusement, la marge de manœuvre vient de passer de 15 à 25% EdA - Jacques Duchateau

Christian Nerenhausen est un expert des pensions, à la Mutualité chrétienne à Arlon. La pension de survie est-elle dépassée, inadaptée pour les veuves qui doivent travailler pour s’assurer des revenus décents?

Il ne le pense pas: «Il y a énormément de gens qui choisissent la pension au conjoint survivant, c’est son nom exact, mais les gens sont très prudents, ils font attention à ce fameux plafond.» Depuis des décennies, cette pension fonctionne dans les deux sens, sans discrimination, donc tant pour les veuves que pour les veufs.

«Il y a de moins en moins de dépassements, les gens se tiennent mieux informés. En premier lieu, ils peuvent bien sûr s’adresser à l’Office des Pensions, qui tient des permanences, ou à un syndicat, une mutuelle, un CPAS.»

Comment cela fonctionne? Dans le cas de Véronique, les revenus bruts de son activité professionnelle, autorisés pour 2011, étaient de 21 600€ avec un enfant à charge, contre 17 280 sans enfant à charge. «Si l’Office des pensions constate un dépassement de 5 ou 10%, il ampute la pension du même pourcentage. Mais à partir de 15%, c’est toute la pension qui est récupérée.»

Mais Christian Nerenhausen ajoute que ce seuil des 15% a été relevé au 1er janvier 2014 à 25%, ce qui est beaucoup plus confortable. Et il rappelle le principe qui a conduit à cette marge: «C’est risqué de jouer avec les pourcentages. C’est en fait une soupape de sécurité si les montants, les revenus changent en cours d’année, par exemple en raison d’une hausse de l’index. Il ne faut donc pas calculer trop juste!»

Autres nouveautés, depuis un an, la pension de survie est cumulable avec le congé de maladie pour douze mois, avec une pause carrière, ou avec une prépension.

On le voit, il s’agit d’une matière technique, et où les erreurs peuvent se payer cash. Le mieux est donc de rester informé régulièrement et de ne pas jouer avec le feu.E. Lk