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Procès Cazzetta : les inspecteurs retracent les faits survenus au bar ‘Le Victoria’

Procès Cazzetta : les inspecteurs retracent les faits survenus au bar ‘Le Victoria’

Julien Cazzetta Belga

Les inspecteurs sont venus mardi matin devant la cour d’assises du Hainaut retracer les faits qui se sont déroulés le 30 novembre 2010 à Gosselies (Charleroi) et qui ont entraîné la mort de Vincenzo Taibbi.

La cour a entamé lundi le procès de Julien Cazzetta, qui doit répondre du meurtre de Vincenzo Taibbi, de tentative de meurtre, d’évasion, de tentative d’évasion avec prise d’otages et de différentes infractions. Jérémie Solvel, Kevin Skaluba, Hicham Mimi sont également dans le box des accusés.

Les inspecteurs en charge de l’enquête sont revenus mardi matin sur les faits commis au bar ‘Le Victoria’ le 30 novembre. Ce jour-là un individu a cambriolé le bar et des coups de feu ont été tirés, entraînant la mort de Vincenzo Taibbi et blessant Carmelo Provenzano. C’est au travers des déclarations des hôtesses auprès desquelles l’accusé s’était épanché lors de ses multiples visites précédentes qu’il a été rapidement possible de lier les faits à l’auteur.

Nonobstant la rapidité d’intervention des policiers, Julien Cazzetta avait déjà pris la fuite. A 8h10 du matin, soit environ quatre heures après les faits, il embraquait dans un avion en direction de Las Palmas.

Quelques jours plus tard, les inspecteurs avaient réussi à le contacter par téléphone. Au cours de cette conversation téléphonique, Julien Cazzetta avait reconnu être l’auteur des coups de feu tirés au bar et également l’auteur des braquages commis à la banque Dexia. Il avait raccroché en affirmant se rendre à la police espagnole. Ce qu’il n’avait pas fait.

Les retours d’avion en provenance d’Espagne avaient dès lors été surveillés. Le 5 décembre à 8h15, Julien Cazzetta était interpellé à sa descente d’avion.

Entendu par la juge d’instruction Diane Dejardin, l’accusé n’avait montré aucun remords et s’était même montré agressif envers les victimes, les traitant de ‘gigolos’. «J’ai dû le recadrer car il était vraiment irrespectueux envers les victimes. Il en voulait énormément à Carmelo Provenzano et a émis des menaces envers lui et sa famille....» a indiqué le témoin.

Carmelo Provenzano a reçu par la suite un appel anonyme au cours duquel il a été directement menacé. Après que la téléphonie ait établi que le coup de fil émanait de la prison, Julien Cazzetta a reconnu en être l’auteur.

Lors de la perquisition effectuée à son domicile, Julien Cazzetta a désigné l’endroit ou il avait dissimulé son arme, à savoir dans l’isolation du mur.

La cour entendra mardi après-midi les experts en balistique.


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