De joueur professionnel à entraîneur des Diables rouges, Robert Waseige a eu une carrière exceptionnelle, marquée de moments forts.

Le Liégeois profite aujourd’hui d’une retraite bien méritée à Rocourt avec sa femme, Aline.

Robert Waseige est né le jour du rappel général des soldats de réserve, à la veille de la Seconde Guerre mondiale.

Vos parents étaient liégeois ?

Oui, mais ils s’étaient installés à La Gleize, en Ardenne, car mon père était asthmatique et on lui avait conseillé de quitter la ville. Peu avant ma naissance, ils sont revenus vers Vottem pour être près d’un hôpital. Nous avons ensuite déménagé à Sainte-Walburge quand j’avais 7 ans. Je continue à dire que je suis de là.

Le foot était déjà une passion pour vous ?

Le matin, j’arrivais plus tôt à l’école pour jouer notre premier match de la journée. À la récré, on jouait aussi. À midi, on mangeait en un quart d’heure et hop ! on rejouait. Tout comme à la récré de l’après-midi, puis après l’école. Le foot était au centre de mes préoccupations, même si j’ai touché à d’autres sports, comme le tennis de table. À 8 ans, j’étais affilié au Football club liégeois. J’étais comme un poisson dans l’eau, encouragé par les entraîneurs et les dirigeants. Rien de tel que les encouragements.

Vous en avez donc naturellement fait votre métier…

Mais je n’ai pas fait une carrière de vedette. Je suis entré en 1re division à 20 ans au FC liégeois, et j’ai joué quatre saisons avant d’être transféré au Racing White pour neuf saisons. J’ai ensuite directement embrayé comme entraîneur au Winterslag. De la D3, on est arrivé en D1 en trois saisons.

Quels grands moments ont marqué votre carrière ?

Le premier titre avec Winterslag en D3. Il y a eu une véritable fusion entre l’équipe et la population du hameau. C’était émouvant. C’est là qu’on voit que le foot, c’est quelque chose de bien. Ma nomination à la tête de l’équipe nationale aussi et notre premier match contre la Hollande : 5-5 ! Trois saisons de plaisir. J’ai en outre gardé quelques souvenirs énormes au Standard et à Charleroi. Mais un de mes plus beaux souvenirs a été avec le FC liégeois, quand on a été qualifié à Innsbruck pour la Coupe d’Europe. Cela signait notre retour dans une Coupe.