enseignement

Nouvelles places dans les écoles : parents inquiets

Nouvelles places dans les écoles : parents inquiets

Les associations de parents veulent être informées du nombre de places potentiellement créées et où. Chlorophylle - Fotolia

Promettre la création de places dans les écoles c’est bien, disent les associations de parents. Mais elles craignent que ce soit trop court pour la réalisation.

/P>

Les organisations de parents de l’enseignement libre et officiel ont réclamé hier la publication «dans les plus brefs délais» d’un échéancier «le plus précis possible» concernant la création programmée dès la rentrée 2014 de nouvelles places d’urgence dans les écoles de la Fédération, en particulier à Bruxelles qui connaît un fort boom démographique.

Dans un communiqué conjoint, l’UFAPEC (libre) et la FAPEO (officiel) expriment leur inquiétude quant à la réalisation avant le 1er septembre du plan d’action approuvé fin novembre par le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Celui-ci a décidé de mobiliser 55 millions d’euros pour créer 13 750 places supplémentaires dans le fondamental et le secondaire, notamment grâce à des pavillons modulaires.

«Il reste encore exactement 234 jours calendrier, soit 159 jours ouvrables, d’ici le 1er septembre. Il y a urgence et il va falloir jouer serré dans ce timing inextensible, martèlent les organisations de parents. La création de places est bien plus complexe que l’attribution d’un budget. Pour les parents, la rentrée 2014 semble toujours un défi

Les organisations souhaitent obtenir une vue précise du nombre de demandes introduites par les pouvoirs organisateurs des écoles, ainsi que le nombre de places potentiellement créées et ce, «dans le but d’informer les parents inquiets de savoir si leur enfant aura ou non, en 2014, une place dans une école .»

Pour ces organisations, la concrétisation de ce plan s’annonce particulièrement difficile dans certaines écoles bruxelloises qui sont déjà saturées, celles-ci ayant déjà installé des pavillons modulaires dans leurs enceintes, notent-elles.

«Cette mise en œuvre dans l’urgence sera manifestement difficile à tenir, en particulier si un calendrier sérieux et serré n’est pas fixé. En outre, si les dossiers introduits ne suffisent pas à construire les places prévues par ce budget, quel est le plan B?»

Les pouvoirs organisateurs disposent jusqu’au 20 janvier pour introduire une demande de subsides pour s’équiper en pavillons mobiles, et jusqu’au 10 février pour du modulaire fixe.