La première condition pour bénéficier de la réinstallation, c’est de s’assurer que le candidat et sa famille n’ont pas de possibilité de retourner dans leur pays d’origine et qu’ils ne peuvent s’installer durablement dans le premier pays de leur exil.

Contrairement à la procédure classique, où les interviews des demandeurs d’asile sont réalisées en Belgique, les candidats à la réinstallation sont rencontrés sur le terrain de leurs malheurs. «C’est un processus inhabituel, reconnaît le directeur du centre Fedasil de Pondrôme. C’est la Belgique qui va chercher des réfugiés. C’est parfois un peu difficile à faire passer comme message…»

Au terme de cette sélection, les réfugiés sont pris en charge: voyage, régularisation de leur statut (ils ne sont plus demandeurs d’aile mais réfugiés). Ensuite, ils bénéficient d’une adaptation sociale et culturelle en centre Fedasil pendant 6 à 8 semaines. Ces réfugiés reçoivent aussi une inscription au registre des étrangers pour une période de cinq ans.

Cinq CPAS wallons ont répondu à l’appel lancé par la secrétaire d’État à l’Asile et la Migration. Les communes de Tinlot, Martelange, Saint-Léger, Gesves et Boussu. Les 8 familles arrivées à Pondrôme seront hébergées dans une de ces communes. Avec ce statut, elles pourront bénéficier du minimex.

Les ASBL Caritas et Convivial font aussi partie du projet. Elles encadrent les réfugiés depuis leur arrivée en Belgique. «On facilite les choses, explique Thierry Defraigne, en charge du projet pour Convivial. On les aide à l’intégration. Il y a beaucoup de choses à faire pour garantir une bonne préparation des familles.» Comme la consommation énergétique, l’hygiène, le traitement des déchets, la gestion de l’argent, la cuisine…E. H.

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