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Un bijoutier pris par erreur pour le fou du volant sur l’E314: «On m’a traité comme un gangster»

Un bijoutier pris par erreur pour le fou du volant sur l’E314: «On m’a traité comme un gangster»

Ce bijoutier de Hasselt a été pris par erreur pour le chauffard parce qu’une photo de la BMW en question devant son magasin a circulé sur les réseaux sociaux.

Un bijoutier de Hasselt a été erronément identifié comme le fou du volant filmé sur l’autoroute E314. L’Unizo monte à son tour au créneau.

On vous évoquait ce lundi matin cette vidéo montrant une BMW noire en train de couper la route à une camionnette et freiner brusquement à plusieurs reprises devant ce véhicule. Sur base de ces images, où la plaque d’immatriculation est clairement identifiable, la police a annoncé l’ouverture d’une enquête. Une procédure dénoncée par un juriste qui estime, comme nous vous le relations, que la diffusion de ce genre d’images va à l’encontre de la loi pour la protection de la vie privée et qui parle de «preuve illégale».

L’Unizo embraye. En cause: la mésaventure que cette vidéo a causée à un bijoutier de Hasselt. Une photo de cet homme à côté de la BMW en question a rapidement circulé sur la Toile. Or, selon Het Nieuwsblad, la police locale a confirmé qu’il ne s’agissait pas de sa voiture.

Des oeufs sur sa vitrine

Mais le mal est fait. L’homme, considéré comme le coupable idéal, a été invectivé et menacé sur sa page Facebook et par téléphone. «J’ai été soudainement appelé dimanche après-midi. Les gens m’ont dit que j’étais un gangster et qu’ils ne viendront plus à mon magasin», raconte le malheureux bijoutier à nos confrères flamands. Des oeufs ont même été lancés sur sa vitrine. L’homme a d’ores et déjà déposé plainte pour diffamation.

Il peut donc compter sur le soutien de l’Unizo. Pour l’association flamande des indépendants, «les nombreuses insultes à l’encontre du présumé chauffard sont aussi répréhensibles que l’agressivité au volant en elle-même.»

«Les réseaux sociaux comme tribunal populaire»

«Les médias sociaux sont détournés en tribunaux populaires médiévaux, où beaucoup de gens apparemment ne se soucient pas de la présomption légale d’innocence jusqu’à preuve du contraire», ajoute l’Unizo qui souligne, par la voix de son PDG Karel Van Eetvelt, qu’«un seul petit film peut anéantir une réputation construite durant des années.»

L’association conclut en invitant les internautes à être plus sereins et respectueux sur les médias sociaux. Et à ceux qui s’en sont pris au bijoutier de Hasselt de présenter leurs excuses par ces mêmes canaux. «C’est une question de courtoisie», affirme-t-elle.