Voilà déjà 18 ans que Roger Laboureur a pris sa retraite et quitté les plateaux télé de la RTBF. Mais personne n’a oublié la voix légendaire de ce journaliste sportif qui a été de tous les grands événements durant 33 ans.

Malgré sa retraite, Roger Laboureur reste un interlocuteur privilégié et est régulièrement sollicité pour des interventions en radio.

Vous n’apparaissez plus à la télévision ?

Je préfère qu’on reste sur une bonne idée ! Mais il est vrai qu’on fait encore appel à moi car les Belges sont en bonne posture pour le Mondial. Ça rappelle la Coupe du monde au Mexique, que j’ai couverte.

Avez-vous toujours été passionné par les ondes ?

Depuis que j’ai su parler, je m’inventais des radios avec des boîtes de conserve et je me faisais des journaux parlés et des reportages qu’on n’entendra jamais car il n’y avait pas d’enregistreur à l’époque. Je ne pensais qu’à ça. Mon idole était Luc Varenne. J’ai fait un régendat en français et histoire car les études de journalisme n’existaient pas. J’ai enseigné de 1958 à 1970 à l’Athénée d’Andenne, mais je passais déjà à la TV depuis 1962. J’ai toujours été fou d’audiovisuel.

Andenne, c’est votre ville…

Je suis né à la rue Brun. J’ai fait l’école moyenne à Andenne, puis j’ai été à l’Athénée de Namur car il n’y avait pas d’Athénée ici. En 1965, j’ai emménagé à Bruxelles car c’était plus facile pour le travail, mais on rentrait chaque week-end. Mes enfants adoraient le vendredi à 16 h, c’était sacré. On est définitivement revenus en 1986. Je suis un vrai provincial et fier de l’être ! Ici, tout le monde se connaît.

Vous avez donc vos points de chute.

Je vais au café l’Inédit tous les jours et à la brasserie Le Barcelone trois fois par semaine. J’ai besoin de contacts humains, de parler et d’écouter, d’avoir des copains. Je suis animé par l’amitié, j’aime me frotter aux gens. Mais ne pensez pas que j’y passe mes journées ! À Bruxelles, on vivait en appartement et on ne connaissait pas son voisin de palier.