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Le GSM belge souffle ses 20 bougies

Le GSM belge souffle ses 20 bougies

Nos GSM ont bien changé. Les prochaines innovations concerneront essentiellement les écrans (flexibles, etc.).

Le GSM est apparu en Belgique en 1994. En 20 ans, il a connu de nombreuses évolutions. Retour sur un outil qui a révolutionné notre quotidien.

+ Pour nos abonnés: Les dates clés de l'évolution du GSM en Belgique (ligne du temps)

Tout le monde se souvient de son premier téléphone portable. Cette année, le GSM fête ses 20 ans d’apparition en Belgique.

Prix, look, technologies, utilisation,… en vingt ans, il a connu de nombreuses évolutions.

Un peu d’histoire…

Le 1er janvier 1994, l’opérateur Belgacom lance Proximus et son premier réseau GSM (Global System for Mobile communications).

«La téléphonie mobile existait déjà depuis 1977 en Belgique avec des réseaux tels que Mob1 et Mob2 », précise Thomas Wallemacq, spécialiste Télécom chez Astel.be. Mais ces systèmes se sont avérés peu efficaces: la qualité était moyenne, le nombre d’utilisateurs était limité et ces réseaux n’étaient pas compatibles avec les autres réseaux nationaux.

Un GSM qui pesait 3 kg

Les premiers GSM apparaissent alors sur le marché et ne ressemblent en rien à nos téléphones portables actuels. « Le premier GSM était une sorte de mallette, avec une poignée et il pesait environ 3 kg. Il n’avait pas grand-chose de “ mobile ” », plaisante le spécialiste.

Avant tout considéré comme outil de travail pour les professionnels, qui désiraient être joignables en déplacement, il coûtait aussi très cher: 4 356 FB (100€) pour l’activation, 2 178 FB/mois (50€) pour l’abonnement et entre 9,08 à 18,15 FB la minute de communication (jusqu’à près de 0,50€)!

Le prix des appareils était également élevé. En 1994, il fallait débourser entre 20 000 et 30 000 FB (500 à 700€) pour un appareil qui pouvait uniquement appeler.

Dans la deuxième moitié des années 90, deux autres opérateurs arrivent sur le marché belge: Mobistar (1996) et Base (1999). La téléphonie mobile est en plein essor et les GSM commencent à se démocratiser.

Au début des années 2000, l’apparition du SMS et des cartes prépayées contribue largement à la diffusion du GSM dans la population. «Les premières ébauches de SMS consistaient à contacter un serveur vocal et choisir entre 10 messages formatés: “Je rentre ce soir pour manger ”, etc. Ensuite le serveur envoyait ce message au destinataire», explique Thomas Wallemacq.

En 2000, c’est également le développement de l’internet mobile avec le service WAP. «On avait désormais l’impression d’avoir un vrai ordinateur en poche. »

Deux ans plus tard, le MMS (Multimedia Messaging Service) fait son apparition. Il élargit les capacités du SMS en permettant d’envoyer des photos et des vidéos. Le réseau 3G est lancé en 2004 et offre des débits bien plus importants (de 2 à 42 Mb/s). Aujourd’hui, la 4G, encore plus rapide, couvre des centaines de villes belges.

Durant ces vingt années, le GSM a été transformé et la téléphonie mobile démocratisée. Aujourd’hui, le téléphone portable est devenu un appareil multifonctionnel grand public indispensable à notre vie quotidienne.

À l’heure actuelle, notre Smartphone nous permet de téléphoner, jouer, prendre des photos, consulter nos mails, faire une liste de courses ou encore tenir un agenda.

Le SMS en souffrance ?

Selon le baromètre 2013 de l’Agence Wallonne des Télécommunications, 88% des Wallons possèdent un GSM. Pour 35% d’entre eux, il s’agit d’un Smartphone. La Belgique compte d’ailleurs 12,31 millions d’abonnés mobiles actifs (qui appellent en moyenne 101 minutes par mois).

Les dernières tendances démontrent que les abonnements ont le vent en poupe. Si, fin des années 90, 80% des clients possédaient une carte prépayée, ils ne sont plus que 30% aujourd’hui.

Les tarifs téléphoniques ont également diminué: en quelques années, le prix d’un abonnement illimité (appels, SMS et Internet mobile) est passé de 90€/mois à actuellement 40€/mois. Et cela devrait continuer de baisser.

Le SMS semble quant à lui souffrir un peu de l’internet mobile et des réseaux sociaux pour la première fois cette année. « Attention! Ce n’est pas la mort du SMS. Il reste encore fort populaire», souligne toutefois le spécialiste, indiquant que 25,4 milliards de SMS ont été envoyés en 2012 par les Belges.

Mais le GSM n’a pas fini de nous surprendre.

Les constructeurs sont en constante recherche d’innovations. « Bientôt, le téléphone et l’être humain ne feront plus qu’un. » Les prochaines nouveautés devraient essentiellement concerner les écrans. Certains seront flexibles, d’autres transparents.