Dans les années ‘90, Michel Dernies s’est distingué dans le milieu du cyclisme professionnel. Ancien champion, il s’est ensuite reconverti dans la politique locale à Tubize.

Aujourd’hui, il a renoué avec sa passion et dirige une équipe continentale.

Michel Dernies a longtemps vécu à Oisquercq (Tubize), où vivent toujours ses parents. Désormais, c’est à Wasseiges, non loin d’Hannut, qu’il est installé.

Vous aimiez le coin ?

On cherchait quelque chose de calme, avec un grand terrain car j’aime bien jardiner. Nous y sommes depuis juin et on prend doucement nos marques. Mais il est vrai que je suis toujours en route et que le peu de temps que j’ai, je le passe à la maison.

Qu’est-ce qui vous a amené à vous lancer dans le cyclisme ?

Mon papa a toujours voulu que je fasse du vélo. Son rêve s’est réalisé puisque je suis devenu professionnel. Deux de ses petits-fils aussi : mon fils Tom et mon neveu Ludovic Robeet. Moi, j’ai arrêté à 35 ans car il y a un moment où on devient vieux !

Vous avez alors commencé une deuxième carrière, en politique cette fois…

Raymond Langendries (bourgmestre de Tubize à l’époque, Ndlr) m’avait demandé de donner un coup de main. Quelques mois plus tard, je me suis retrouvé échevin, sans savoir ce que c’était ! Mais j’avais aussi un autre emploi à la Province, au service sport, jeunesse et culture.

Et en 2011, retour au cyclisme…

J’étais déjà directeur du Tour de la Région wallonne depuis 1995, mais ce n’était qu’une semaine par an. J’ai arrêté pour endosser le poste de directeur sportif de l’équipe continentale Wallonie-Bruxelles. Je suis à fond dedans ! Tout me plaît : l’ambiance, le fait de pouvoir travailler avec des jeunes, l’adrénaline à chaque entraînement et course. Le but de notre équipe est de promouvoir le cyclisme francophone et de pousser les coureurs à monter de catégorie. C’est une équipe de formation, de lancement.