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29 dirigeants quittent le Mouvement de Gauche

29 dirigeants quittent le Mouvement de Gauche

- Belga

Orphelins de Bernard Wesphael, leur président-fondateur, vingt-neuf responsables du Mouvement de Gauche annoncent leur passage chez Vega. Décapité, le MG n’existe virtuellement plus.

Fondé le 20 avril 2012 par l’ancien chef de groupe Écolo au Parlement wallon, Bernard Wesphael, le Mouvement de Gauche se retrouve aujourd’hui décapité: vingt-neuf de ses dirigeants, dont Caroline Bertels, la présidente ad interim du Mouvement, font part de leur ralliement à Vega.

Dans le fil de Bernard Wesphael

En annonçant leur départ, les (ex-) militants du Mouvement de Gauche utilisent des termes très durs: «rêve fracassé», «éléments toxiques individuels et institutionnels qui ont gangrené le MG», «ennemis intérieurs ».

En septembre dernier, Bernard Wesphael lui-même avait annoncé son «désir de démissionner si des forces négatives internes ne cessaient leur travail de sape», rappellent-ils. «Ce que nous visons, c’est “ l’entrisme ” du Mouvement Socialiste», précise Julien Degreef, responsable de la communication du MG et ancien assistant parlementaire de Bernard Wesphael.

Ces déçus du Parti Socialiste, conduits par l’ancien échevin flémallois Francis Biesmans, restent maintenant seuls au Mouvement de Gauche: «ils sont une dizaine», lâche Julien Degreef.

Ces derniers ont par ailleurs dénoncé dans un communiqué «le caractère peu courtois et peu démocratique de la démarche» et accusé les démissionnaires d'avoir «freiné le développement du MG». 

Accusé de l’assassinat de son épouse, Véronique Pirotton, toujours détenu à la prison de Bruges, le président-fondateur du MG n’a pas été consulté, «il a bien d’autres choses en tête pour l’instant», conclut son ancien assistant.

Le Mouvement de Gauche veut continuer, en dépit des défections

Une partie des cofondateurs du Mouvement de Gauche (MG) a annoncé lundi son intention de "poursuivre son aventure" en dépit de la défection de certains membres. 

"Ce programme était-il trop à gauche pour ces démissionnaires qui ne pouvaient porter la défense des chômeurs et l'appropriation collective des outils de production?", se demandent les cofondateurs du Mouvement de Gauche et responsables des arrondissements de La Louvière, d'Ath, de Liège, de Thuin, de Charleroi, du Luxembourg, de Dinant-Philippeville, de Mons et de Bruxelles dans un communiqué.

Selon l'une des responsables du MG restée fidèle à la ligne du mouvement, Marie-Françoise Lecomte, les départs représentent environ 10% des adhérents.

Marie-Françoise Lecomte et un autre cofondateur, Saïd Cherrid, assurent que le Mouvement de Gauche "entend poursuivre son aventure dans l'intérêt général et plus particulièrement dans celui des plus démunis".

En vue du scrutin de mai 2014, le MG affirme enfin "rester ouvert à toutes alliances constructives de type Front de Gauche à la française sur base d'un dénominateur commun: l'écosocialisme".