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Pédiatrie: la réforme est prête mais il faut éviter les disparités régionales

Pédiatrie: la réforme est prête mais il faut éviter les disparités régionales

Vingt-quatre pédiatres réclament des soins intensifs adaptés aux plus jeunes. EdA

La ministre de la Santé publique, Laurette Onkelinx, a préparé une réforme des services de pédiatrie mais elle a voulu éviter que celle-ci ne débouche sur des disparités régionales.

Un premier projet aurait empêché trop de services de suivre le mouvement, a-t-elle expliqué jeudi à la Chambre en réponse à des questions de Marie-Claire Lambert (PS) et Nathalie Muylle (CD&V).

Vingt-quatre pédiatres ont signé une tribune libre publiée jeudi dans «De Morgen» dans laquelle ils réclament des soins intensifs adaptés aux plus jeunes. En Belgique, seuls sept hôpitaux offrent, de manière officieuse, des soins adaptés aux enfants se trouvant dans un état critique.

Le Conseil national hospitalier a remis un avis sur la question, qui a été traduit en un projet d’arrêté royal, organisant les soins en trois catégories qui correspondent à un programme de soins (de base, complexe et tertiaire). Il a fait l’objet d’une concertation avec différents acteurs qui a révélé certains problèmes. Appliqué en l’état, il aurait empêché certains services de pédiatrie de faire reconnaître leurs programmes et aurait mené à des problèmes d’accessibilité géographique.

«J’ai une nouvelle proposition mais je veux d’abord avoir une réunion avec les Régions et Communautés puisqu’il y aura bientôt un transfert des compétences sur les normes d’agrément», a indiqué Mme Onkelinx.

Cette réunion est prévue le 15 janvier. Si un accord est trouvé, l’arrêté royal sortira rapidement, a assuré la ministre.