MObilité

Zoé électrique : pas satisfait, Renault l'échange

Renault «rame» pour vendre ses véhicules électriques. Il faudrait atteindre les 100 000 ventes annuelles mondiales pour rentabiliser les 4 milliards investis pas le groupe franco-japonais et on est à peine à moitié de l’objectif, même en ajoutant les bonnes ventes de la Leaf de Nissan.

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En Belgique, seulement 72 Zoé ont été immatriculées en 2013! En y ajoutant les autres véhicules électriques de Renault (Kangoo, Fluence et surtout Twizzy), la marque arrive péniblement à 274 ventes de voitures électriques. Autant dire peanuts!

«On a vendu pratiquement autant de véhicules électriques au Luxembourg qu’en Belgique, sur un marché dix fois plus petit», déplore Jean-Paul Renaux, le directeur général de Renault Belgique. Qui ne mâche pas ses mots pour pointer l’inaction politique dans le domaine, mettant les trois régions du pays dans le même sac troué.

«Inexistence des infrastructures de recharge» et «absence de volonté politique» pour soutenir la mobilité propre. «Le rôle d’un pays n’est pas de payer les infrastructures, mais au moins de mettre en place les conditions du succès», dit-il. À titre de comparaison, il se vend 100 Renault Zoé chaque mois chez nos voisins hollandais, où la politique fiscale est tout autre. Et ne parlons même pas de la Norvège! La Belgique est un «mouton noir» européen.

Satisfait ou échangé

À l’occasion du salon de l’Auto, une action «exceptionnelle» va être lancée pour tenter de promouvoir la Zoé. Au prix d’un acompte de 5 000€, et d’un loyer de financement de 399€ par mois (location des batteries comprises), prix auquel il faut ajouter l’installation de recharge à domicile (950€), le client pourra rouler à l’électrique. Si au bout de six mois il n’est pas satisfait de sa Zoé, il la rend et l’acompte pourra être récupéré sur l’achat d’un véhicule classique de la marque.J.-C.H.