Politique

Laurent Louis au sommet… de la vulgarité

Laurent Louis au sommet… de la vulgarité

Laurent Louis n’en finit pas de sombrer dans le populisme de bas étage. Belga

Laurent Louis a lancé son mouvement «Debout les Belges ». Ramassis de poncifs fascisants et de vulgarités populistes.

La vidéo du premier meeting de Laurent Louis à la tête de son nouveau mouvement «Debout les Belges » (dimanche, à Ixelles) a été lancée sur le web. Et peu importe au député d’être sous le coup d’une demande de levée d’immunité parlementaire pour avoir diffusé des photos d’autopsie de Julie et Mélissa. Ressassant au passage ces vieux fantasmes pathologiques de complot pédophile au sommet de l’État.

Tentative d’arrivée à la Sarko avec haie d’honneur et musique. Sauf que dans une salle de quelques dizaines de personnes, ça ne le fait pas vraiment.

Au programme de ce premier rendez-vous navrant: un ramassis de poncifs d’extrême droite et de populisme de caniveau.

Ne cherchez pas: tous les ingrédients du cocktail aux relents nauséeux des années 30 y sont.

Les Francs maçons, bien sûr: «Si tout a coulé, c’est à cause des maçons » qui ont infiltré l’État à tous les étages.

Le nihilisme politique, aussi, qui fait des dirigeants européens et belges, un paquet à 2 euros sauce «tous pourris », des «banksters » (terme utilisé jadis par Léon Degrelle pour dénoncer l’emprise des banques et repris par Marine Le Pen) au service de «l’oligarchie mondiale ».

Comme tous les populistes et les fascisants, Laurent Louis exprime aussi son opposition aux institutions européennes qui sont, selon Louis, «non démocratiques ».

Dieudonné intervient par téléphone

Dans sa large palette de fumisteries et de discours faciles, Louis fait aussi le clown pathétique. Ou plutôt le clone. Comme Sarkozy dans sa dernière campagne présidentielle, il lâche «aidez-moi » à son petit public dont il a «besoin » pour réaliser ses grands projets. comme mettre un terme aux délocalisations et faire sortir la Belgique de «cette Europe antisociale ».

Avant de terminer en vociférant un «Debout les Belges » aux accents degrelliens. Tout le monde se lève, drapeau belge à la main, et entonne ce qui semble être l’hymne du nouveau mouvement. Un hymne sur l’air… du «chant des partisans ». Et dont la vulgarité témoigne bien du niveau de Laurent Louis et de sa clique: « Elio l’entends-tu qui se glisse dans ton cul, la quenelle » (sic). La quenelle, vous savez, cette petite vanne «qu’on enfonce bien profond » à des gens qu’on n’aime pas… Un concept de haute tenue inventé par l’antisioniste Dieudonné et repris dans un double sens, politique et homophobe, par l’assemblée.

En fin de meeting l’humoriste (?) a d’ailleurs appelé Laurent Louis par téléphone pour lui assurer tout son soutien. Là encore un gage des lignes populistes et extrémistes qui traverseront le mouvement de Louis.