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Vers un centre de ressources «Handicap et sexualité» en Wallonie

Vers un centre de ressources «Handicap et sexualité» en Wallonie

Le centre de ressources wallon «Handicap et sexualité» serait là pour «écouter, informer et orienter». Studio DER - Fotolia

Le centre de ressources wallon «Handicap et sexualité» serait là pour «écouter, informer et orienter» à la fois les personnes handicapées, leurs proches et leur famille, mais aussi les travailleurs du secteur du handicap.

La ministre wallonne de la Santé Eliane Tillieux a annoncé ce mardi son intention de lancer un appel à projet pour la création d’un centre de ressources «Handicap et sexualité».

«On ne part pas de rien. Les centres de planning familial fournissent déjà des conseils et de l’accompagnement», a souligné Eliane Tillieux (PS), à l’issue d’une rencontre avec la réalisatrice australienne Catherine Scott, qui a présenté au dernier festival EOP de Namur un documentaire («Scarlet Road») sur la vie et l’oeuvre d’une «travailleuse du sexe», Rachel Wotton, par ailleurs conférencière sur la sexualité des personnes handicapées.

Cette dernière, également reçue par la ministre, a témoigné combien l’accompagnement des personnes handicapées dans leur vie affective et sexuelle constitue un engagement personnel loin de l’exploitation dont sont victimes nombre de prostituées.

En Flandre, l’asbl Aditi, qui a déjà été reçue par la ministre, joue déjà un rôle d’orientation et de conseil pour la sexualité assistée des personnes handicapées.

Le centre de ressources wallon serait là pour «écouter, informer et orienter» à la fois les personnes handicapées, leurs proches et leur famille, mais aussi les travailleurs du secteur du handicap. Il s’agit de «casser des tabous» et de former davantage à cette problématique, selon Mme Tillieux, alors qu’actuellement, trop d’éducateurs sociaux sont dépourvus face aux demandes sexuelles des personnes handicapées dont ils s’occupent.

«Il faut informer sur la diversité des services proposés. Ce n’est pas nécessairement le toucher, parfois la présence d’une nudité suffit, informer aussi sur les profiteurs potentiels, les vols ou les prix trop élevés pratiqués», a commenté la ministre.