"Couteau de cuisine, hachoir, menaces de mort et insultes! Si ça ce n'est pas de la provocation, qu'on enlève cet article du code pénal", a plaidé, lundi, Me Nathalie Gallant, avocate de la défense. Vincent Borremans, un ouvrier de Beersel, âgé de 50 ans, est accusé d'avoir tué Mohammed El Kaddouri, un client de sa compagne, Elise D., une "call-girl", le 31 août 2009 à Ixelles.

"Soutenir qu'il n'y a pas eu de problème en bas de l'immeuble, c'est contraire à toute logique! La victime n'avait cessé d'être menaçante durant les heures précédentes", a plaidé Me Nathalie Gallant, conseil de Vincent Borremans.

L'avocat général et la partie civile, eux, avaient avancé que l'accusé avait tiré sur la victime, Mohammed El Kaddouri, sans raison valable puisque ce dernier avait accepté de sortir du bâtiment. Par ailleurs, ils avaient rappelé que des témoins avaient entendu les deux hommes discuter simplement avant que ne retentissent les coups de feu.

"Les témoignages varient. Certains ont entendu que le ton montait entre les deux hommes. Il faut retenir les témoignages les plus favorables à l'accusé selon le droit pénal", a répondu en plaidoiries Me Nathalie Gallant. "Les menaces de Mohammed El Kaddouri envers mon client et sa famille sont plus que plausibles", a plaidé l'avocate de la défense.

"Cet homme avait un peu plus tôt sorti un hachoir de sa veste, il avait tenu un couteau de cuisine sous la gorge de la compagne de mon client, il avait proféré des insultes et des menaces de mort, et on devrait croire qu'il serait ensuite parti comme ça, gentiment, sans plus menacer? ", a poursuivi l'avocate.

"Mon client dit la vérité! Dehors, Mohammed El Kaddouri avait dégainé son hachoir à nouveau, même s'il l'avait rengainé ensuite, et il l'avait encore menacé de mort. Si on prend en compte cette scène et tout ce qu'il s'est passé avant dans l'appartement, peut-on imaginer que ce n'était pas traumatisant? Si on ne reconnaît pas l'excuse de provocation dans ce dossier, alors qu'on l'enlève du code pénal", a encore affirmé Me Gallant.

L'avocate pénaliste a encore signalé que la victime, Mohammed El Kaddouri, était sous l'influence de cocaïne et d'alcool au moment des faits et qu'il avait, à de nombreuses reprises par le passé, agressé des femmes, en particulier des prostituées.

Vincent Borremans, un ouvrier âgé de 50 ans, doit répondre du meurtre d'un client de sa compagne, Elise D., laquelle se prostituait dans un appartement de la rue Lesbroussart à Ixelles.

Le jour des faits, le 31 août 2009, vers 20h00, Vincent Borremans avait reçu un appel au secours de sa compagne qui était menacée de mort par un client. Il avait alors saisi son pistolet Glock 9 mm et s'était rendu à l'appartement de son amie, en voiture, depuis son domicile de Beersel. A son arrivée, le client en question, Mohammed El Kaddouri, tenait un couteau sous la gorge d'Elise D. Il l'avait désarmé et avait tenté de le calmer, avait-il raconté. Ce qu'Elise D. et la colocataire de celle-ci ont confirmé devant la cour d'assises.

Après avoir fait sortir le client de l'immeuble, Vincent Borremans avait tiré à huit reprises dans la poitrine et dans la tête de cet homme.

Les répliques et la délibération du jury se tiendront mardi.

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