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Fundacescu a reconnu que son but était de violer la victime

Fundacescu a reconnu que son but était de violer la victime

Adrian Fundacescu Belga

Assises de Liège: Adrian Fundacescu (25 ans) nie avoir voulu tuer la victime mais il reconnaît le viol. Il est revenu sur sa version des faits qui ont coûté la vie à une habitante d’Aywaille le 21 mai 2011.

Adrian Fundacescu a reconnu ce lundi lors de son interrogatoire devant la cour d’assises de Liège qu’il était bien l’auteur d’un viol commis sur une habitante d’Aywaille le 21 mai 2011. Il a par contre contesté avoir volontairement tué la victime.

Adrian Fundacescu, 25 ans ans, a été interrogé en début de procès par le président Philippe Gorlé. Il a décrit les différentes étapes de sa vie, comme la séparation de ses parents alors qu’il était âgé de 1 an. Sa mère l’a élevé avant de refaire sa vie. Adrian Fundacescu a vécu auprès de ses grands-parents. Il a quitté ses études à l’âge de 18 ans pour travailler en Roumanie dans le secteur de la construction. Il a également travaillé dans l’agriculture en Italie et dans la construction en Grèce.

Durant l’été 2010, il a fréquenté la Belgique afin de travailler à Aywaille pour une famille de forains. Sa force physique hors du commun était appréciée pour le montage des attractions. Il vivait dans une caravane mise à sa disposition mais ne bénéficiait pas des commodités. Selon lui, il ne recevait pas suffisamment d’argent et de nourriture tandis qu’il devait faire ses besoins dans les bois. Adrian Fundacescu compare cette situation à celle d’un esclavage.

Dans le village d’Aywaille, Adrian Fundacescu se déplaçait à pied ou à vélo. Il prétend qu’il s’abstenait de relations sexuelles. Le soir des faits, il avait dépensé l’équivalent d’une semaine de salaire en boissons. Il avait approché une femme dans un café mais celle-ci l’avait trouvé trop entreprenant. Adrian Fundacescu ajoute que cela n’a pas influencé le déroulement de la suite des faits.

Adrian Fundacescu dit qu’il était ivre lorsqu’il a quitté le café du centre d’Aywaille. C’est pour cette raison qu’il se serait assis sur les marches d’un commerce pour réfléchir à sa vie. «Lorsque j’ai vu passer la femme, j’ai eu l’idée de la suivre... Mon but était bien de la violer. Je me suis rapproché d’elle. Elle paraissait effrayée,» a détaillé l’accusé.

Adrian Fundacescu a par contre contesté l’homicide volontaire. Il a soutenu qu’il ne souhaitait pas une issue fatale à cette scène. La tête de la victime aurait violemment heurté le sol. Selon l’accusé, elle s’est débattue et il a maintenu sa main sur sa bouche pour l’empêcher de crier. «Je pense qu’elle est morte parce qu’elle n’a pas su respirer. Je n’ai pas ressenti ma force à ce moment. Je ne sais pas si je l’ai étranglée. Mais j’ai constaté à la fin qu’elle ne bougeait plus. Trente minutes plus tard, je suis revenu sur place pour dissimuler le cadavre et prendre le sac de la victime», a précisé l’accusé.

Les enquêteurs ont exposé ensuite les résultats de l’ensemble de leurs devoirs. Les médecins légistes seront entendus ce mardi matin.


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