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Assises de Liège : Fundacescu a étranglé la femme qu’il a violée

Assises de Liège : Fundacescu a étranglé la femme qu’il a violée

La victime âgée de 39 ans, avait été violée puis étranglée par l’accusé qui avait volé certains de ses effets personnels. Belga

La cour d’assises de Liège a entamé lundi matin par la lecture de l’acte d’accusation le procès d’Adrian Fundacescu, un Roumain de 25 ans accusé d’avoir violé et tué une habitante d’Aywaille.

Les faits reprochés à Adrian Fundacescu s’étaient déroulés à Aywaille la nuit du 20 au 21 mai 2011, vers 1h30. La victime âgée de 39 ans avait été agressée en pleine rue puis contrainte par la force de suivre son agresseur avant d’être violée, étouffée et étranglée.

Après avoir fréquenté certains débits de boissons avec son compagnon, la victime avait décidé de rejoindre seule son domicile. Elle avait été agressée par Adrian Fundacescu vers 1h30. Son corps avait été retrouvé le lendemain par des promeneurs dans un sentier menant vers la voie ferrée à Aywaille et recouvert de végétaux arrachés.

Adrian Fundacescu, qui avait volé le GSM de la victime, avait été identifié grâce à une enquête de téléphonie et parce qu’il avait été aperçu le soir des faits dans le café d’Aywaille alors qu’il avait un comportement entreprenant avec les clientes.

L’accusé avait été arrêté en Roumanie le 24 juin 2011. Il était connu dans la région d’Aywaille pour travailler en noir comme monteur d’attractions foraines. Adrian Fundacescu avait reconnu la matérialité des faits. Il avait expliqué qu’il était assis sur les marches de la devanture d’un commerce lorsqu’il a vu sa victime en rue. Il avait expliqué l’avoir saisie par derrière, la main sur la bouche, puis l’avait emmenée près d’un pont et jetée au sol. Il l’avait étranglée parce qu’elle se débattait.

Dans son acte d’accusation lu lors de l’ouverture du procès, l’avocat général Marianne Lejeune a relevé plusieurs éléments qui démontrent que la scène a été extrêmement violente. Des témoins ont entendu des cris de voix féminine. Le corps de la victime présentait de nombreuses traces de coups. La victime a été maintenue et pénétrée avec force. Selon ses déclarations lors de l’enquête, Adrian Fundacescu serait revenu sur les lieux des faits 30 minutes après l’agression pour cacher le cadavre.

À l’issue de la lecture de l’acte d’accusation, la défense d’Adrian Fundacescu, Me Culot, a précisé que son client reconnaît le viol de la victime ainsi que son décès. Il ne conteste pas sa responsabilité dans le déroulement de la scène. Il conteste par contre l’intention homicide et la préméditation des faits.


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