Demotte et le Pacte scolaire

Vu les contraintes budgétaires, à l’avenir, il faudra plus de coopération entre les réseaux. Belga

«Si on veut revoir le Pacte scolaire c’est dans tous les domaines», estime Rudy Demotte dans la foulée du débat sur les bâtiments scolaires.

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Si certains veulent revoir le Pacte scolaire, ils doivent accepter que cela se fasse dans tous les domaines, pas seulement le financement des bâtiments scolaires mais aussi la propriété de ceux-ci ou, dans un autre registre, l’accueil de la morale laïque, a fait comprendre hier le ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Rudy Demotte (PS) sur plateau de Controverse (RTL-TVi).

Jeudi, le gouvernement francophone s’est accordé la répartition d’une enveloppe globale de 55 millions d’euros pour la création de 13 750 nouvelles places dans l’enseignement en Communauté française. Des voix se sont élevées pour regretter une formule trop généreuse pour le réseau libre au regard des règles du Pacte scolaire de 1959, notamment celle du Centre d’Étude et de Défense de l’Enseignement Public (CEDEP) qui regroupe pouvoirs organisateurs, enseignants et sympathisants laïques.

Vendredi, interrogé sur les ondes de La Première, le vice-président cdH du gouvernement, André Antoine, a laissé entendre que le Pacte scolaire, qui a scellé les relations entre l’État et les réseaux à l’issue de la Guerre scolaire, n’était plus adapté aux besoins d’aujourd’hui.

«J’ai toujours été favorable à une coopération où chacun s’engage aux mêmes droits et mêmes obligations », a souligné Rudy Demotte.

À l’avenir et vu les contraintes budgétaires auxquelles sont et seront soumises les entités fédérées, il sera nécessaire de parler de coopération entre les réseaux au sein de bassins scolaires.

«Nous ne pourrons plus dépenser de l’argent public comme nous l’avons fait dans le passé», a ajouté le ministre-président.

À ses yeux, un compromis entre les différentes familles politiques dans cette matière serait profitable.

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