Le danger se déplace au large de la Guinée

Le danger se déplace au large de la Guinée

Si la situation tend à se calmer en Somalie, les choses se compliquent plus à l’Ouest. Sony Pictures

Depuis que la communauté internationale s’est penchée sur le sujet et a sécurité, bon an, mal an, les environs de la Corne de l’Afrique, les pirates se sont adaptés : «Dans un premier temps, se souvient l’amiral Hofman, nous nous étions limités au Golfe d’Aden, mais rapidement, les pirates ont commencé à attaquer des navires à plus de mille nautiques de là.

» Si bien que plusieurs abordages spectaculaires ont eu lieu, et débouché par exemple à la prise du Pompéi, navire marchand belge dont l’équipage demeura otage de ses assaillants pendant septante-deux jours en avril et juin 2009.

L’issue, heureusement, avait été heureuse, même s’il aura fallu payer une rançon. Et la situation est ensuite passée sous contrôle si bien que, comme nous l’expliquons par ailleurs, plus aucune tentative de prise d’otages n’a abouti depuis de nombreux mois (mai 2012). Le problème, pourtant, pourrait bien ne s’être que déplacé puisqu’on signale désormais une recrudescence de la piraterie dans le Golfe de Guinée, côté Atlantique, au large de la Guinée, du Niger et du Bénin : «C’est une piraterie différente : on est dans une forme de banditisme plus organisé encore, avec des vols de cargaison, par exemple. Surtout, les assauts sont beaucoup plus violents », rapporte le lieutenant Gillis, qui a œuvré, avec ses troupes, à la pacification de la zone, en mer et sur terre, où se trouve probablement le cœur du problème. D’où un sentiment d’utilité, relayé par Helena Vande Gaer, jeune lieutenant qui a participé à la mission Atalanta : «Si j’ai envie d’y retourner? Oui, sans hésiter. C’est une opération intéressante : on a vraiment l’impression d’être utiles. »Mi.D.

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