AUTOMOBILISME

Vandoorne : « La F1 reste mon objectif »

Vandoorne : « La F1 reste mon objectif »

Après son « one shot » avec la McLaren GT, Stoffel Vandoorne va de nouveau se concentrer sur la monoplace.

Stoffel Vandoorne, protégé de McLaren et pigiste en FIA-GT, ce week-end à Bakou, évoque la suite de sa carrière et la Formule 1.

Dès ce mardi, Stoffel Vandoorne est en Angleterre, au siège de Sports Partnership, la société de Jenson Button qui assure son management. Pour y discuter de sa prochaine saison, dont le programme n’est, pour l’heure, pas encore défini, assure le jeune pilote de 21 ans qui vient de réaliser une pige «frustrante» en FIA GT pour le team Boutsen, ce week-end, à Bakou.

Stoffel, pour l’instant, vous ne savez toujours pas où vous roulerez en 2014 ?

Non, je n’ai pas encore mon programme pour l’année prochaine, mais je crois que j’aurai un bon programme. Ça se discute fortement en ce moment. On s’appelle tous les jours avec mon management. Le résultat de la course ici à Bakou n’a pas vraiment d’importance. Personne n’attend de résultat.

Mais c’est important d’être bien sur la piste, de montrer à McLaren que j’ai envie de travailler pour eux, et de recevoir d’eux la confiance que j’ai en ce moment (Ndlr : Stoffel est membre du McLaren Young Driver Programme).

Croyez-vous qu’un volant en F1 est encore, ou déjà, possible ? Ou pensez-vous plutôt courir en GP2 ?

Il y a énormément de possibilités. La F1, ça va être compliqué dès 2014, mais on ne sait jamais ce qui arrive. C’est peut-être trop tôt pour moi. Une deuxième année dans une catégorie en dessous, ça peut encore m’aider à progresser. Ceci dit, la F1 reste clairement mon objectif. Ici, en FIA-GT, c’était un one shot. Je suis sur le bon chemin en monoplace et je reste concentré là-dessus.

Mais que pensez-vous quand vous voyez Kevin Magnussen, votre rival cette année en Formula Renault 3.5, déjà propulsé en Formule 1 ?

Cela montre que McLaren a vraiment confiance dans ses jeunes pilotes. Magnussen fait déjà partie depuis longtemps de leur filière et c’est vraiment bien cette confiance qui lui est accordée.

McLaren est intervenu pour que vous fassiez ce « one shot » en Fia GT à Bakou ?

L’idée de départ vient de Boutsen qui cherchait un pilote pour cette course. Et mon coéquipier Frédéric Vervisch est un de mes meilleurs amis. On a fait pas mal de karting ensemble ; j’ai beaucoup appris de lui. En plus, il habite à 10 minutes de chez moi. On s’entraîne parfois ensemble. Et nous avons tous les deux la même vision du sport auto : comment aller vite, comment régler la voiture, où aller chercher les temps…

Une GT, c’est quand même très différent d’une monoplace.

Oui, dans tout. Il y a moins de chevaux, ça va moins vite, c’est

surtout l’aérodynamique qui est différente, la voiture est plus lourde et les freins marchent moins bien. J’ai trouvé la limite assez vite. Mais quelle que soit la catégorie, ce n’est jamais facile d’aller vite.

Ce week-end à Bakou n’a, finalement, pas été une réussite avec la panne de la McLaren MP4 en bout de pit-lane, juste au moment où vous alliez prendre le volant.

Oui, c’est frustrant. Mais tu ne peux rien faire : tu es là, tu regardes. C’est surtout dommage parce que, à ce moment-là, on était en tête de la course et on avait une bonne chance de gagner. Mais ce fut une bonne expérience quand même.

Vous connaissiez bien Thierry Boutsen ?

Pas tellement, non. Je l’ai rencontré cette année avec Frédéric, et puis j’ai fait une journée d’essais à Zolder. Au fil de ce week-end, on a davantage parlé ensemble. C’est toujours bien d’avoir dans un team quelqu’un avec autant d’expérience que lui. Il peut vous amener à penser d’une autre manière. Il a sûrement aussi commis des erreurs dans sa carrière et c’est cela qu’il doit nous apprendre : ce qu’il ne faut surtout pas faire.

Que représente-t-il pour un jeune pilote comme vous ?

Lui, avec Jacky Ickx, ce sont les deux légendes belges de la Formule 1. C’est quelqu’un d’important qui a bien réussi dans le sport automobile, et même dans la suite de sa vie.

Quelles sont vos principales qualités, à vous, pour réussir ?

La consistance, tout au long d’un championnat. Parfois, tu n’es pas le plus rapide, mais tu es quand même devant. C’est ce qui est important : marquer des points quand on n’est pas vite. Le team peut t’y aider mais c’est ce qui fait la différence entre les bons et les très bons pilotes. Un peu comme Vettel en F1.

Une référence pour vous, Vettel ?

J’ai beaucoup de respect pour tous les pilotes qui sont en Formule 1 aujourd’hui. Je sais que ce n’est pas facile d’y arriver. Qu’ils ont mis beaucoup d’effort là-dedans. Comme je sais qu’il y en a de meilleurs que d’autres, mais c’est pareil dans tous les sports.

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