belgique

L’indexation des salaires ? Pas si nocive selon l’IRES

L’indexation automatique des salaires, un fléau? Pas sur le long terme. Mais l’automatique tarabuste les chercheurs de l’IRES (UCL).

L’indexation automatique des salaires  : est-ce l’ennemi à abattre? Le fléau qui gangrène notre compétitivé. Non. C’est http://www.regards-economiques.be/index.php?option=com_reco&view=article&cid=136">l’IRES (Institut de recherches économiques et sociales, de l’UCL) qui l’affirme  : «L’indexation automatique des salaires, cette singularité belge, n’est pas un facteur déterminant de l’évolution à long terme de la compétitivité des entreprises belges.»

Les économistes de l’Institut soulignent que cette indexation automatique peut cependant avoir un impact à court terme.

Comme le précise le directeur, Vincent Bodart  : «Court terme signifie 3 à 4 années, long terme, nous somme au-delà des 5-6 ans.»

Cet impact sur le court terme peut ainsi engendrer des pertes de parts de marché. Pourquoi? Parce que si nos voisins ajustent également les salaires, ils ne le font pas automatiquement. C’est une fois par an, une fois tous les deux ans. En fonction aussi des circonstances économiques.

Compétitivité  : pas que les salaires

Attention cependant, cette adaptation automatique des salaires a une influence sur la compétitivité quand l’index est mis à mal par de grosses variations, comme un choc pétrolier. Dans le climat économique actuel et sa très basse inflation, ça n’a pas beaucoup d’importance.

Le directeur de l’IRES précise que l’étude s’est penchée sur le coût salarial, charges patronales comprises. Où l’État peut se montrer gourmand.

Vincent Bodart rappelle aussi «La compétitivité n’est pas dépendante uniquement du coût salarial. Elle est aussi influencée par le coût de l’énergie, la productivité (qui a bien progressé dans l’industrie) mais aussi de l’innovation. Quand on observe la structure des exportations, la Belgique n’est pas assez présente sur la haute technologie ou la haute valeur ajoutée mais bien sûr des marchés qui reculent.»

Bref, l’indexation automatique ne doit pas être l’arbre qui cache la forêt.

Belgique  : légère amélioration

L’IRES évoque par ailleurs dans son analyse l’évolution de la compétitivité de la Belgique entre 1970 et 2007. Elle remarque que la compétitivité globale de la Belgique s’est légèrement améliorée sur la période.

Alors que dans le même temps, «la compétitivité de la France s’est améliorée plus nettement, celle de l’Allemagne a à peine varié et celle des Pays-Bas s’est franchement détériorée».