Parmi les étapes proposées par Indomania, on ne manquera pas la plongée dans la seconde moitié du XXe siècle. Ainsi, de larges extraits vidéo permettent de retrouver un Béjart et un Jorge Donn en pleine recherche et apprentissage de la danse indoue, pour le film-ballet Bhakti réalisé à la fin des années 60.

De même on retrouve, sur ce qui ressemble fort à un campus américain, des jeunes s’initiant à la musique et aux rythmes indous avec à leurs côtés un George Harrison planant…

Plus loin, ce sont des images tournées par Renoir, Rossellini ou encore Pasolini qui nous font encore découvrir d’autres aspects de l’Inde. Où encore, on visionne des extraits du film India Song réalisé par Marguerite Duras en 1975. Un curieux huis clos inspiré d’un de ses textes et qui se déroule à l’ambassade de France à Calcutta. L’occasion de retrouver, jeunes, des acteurs comme Delphine Seyrig, Michael Lonsdale ou encore Mathieu Carrière…

La fin de l’exposition permet de découvrir le travail des artistes contemporains inspirés par l’Inde comme, entre autres, celui de la chorégraphe Anne Teresa de Keersmaeker mais aussi de John Coltrane ou Philip Glass. Sans oublier, côté art plastique, le travail totalement original réalisé pour l’exposition par Hans op de Beeck et Max Pinckers, tous deux partis en résidence en Inde.

M.F.G.