Les industriels du sac plastique, ainsi que les fournisseurs de sacs imprimés en général, n’en démordent pas. Le sac papier n’est pas moins polluant.

Ils pointent du doigt le comportement de certains consommateurs pour les sacs perdus dans la nature . « Le polyéthylène est un plastique qui ne nuit pas de trop à l’environnement. Les sacs poubelles que nous fabriquons le sont en grande partie à partir de matières régénérées, des déchets de notre propre production. Nous avons réalisé de gros investissement, nos lignes fabriquent aussi des pochettes de sang et de la qualité alimentaire » explique Alain De Pape (Murapack Gembloux). En effet, le PE se recycle parfaitement et ne contient uniquement que des atomes de carbone et d’hydrogène. Naturellement incolore, le PE est coloré par l’adjonction de pigments, dont les prix varient selon les teintes, et dont la plupart sont alimentaires.

« Fabriquer du biodégradable est plus cher en investissement et en matières premières. Pour une PME, impossible de concurrencer les grosses pointures. D’autant que des sacs plastiques chinois arrivent ici au prix auquel nous payons la matière première seule!»

Chez l’emballeur créatif Sabelpack (Louveigné), on confirme que le papier, maillon d’une longue et lourde filière, blanchi au chlore et souvent imprimé en quadrichromie, est tout aussi nocif à l’environnement.

D.W.

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