roman

L’analphabète, moins drôle que le vieux

L’analphabète, moins drôle que le vieux

Dans l’histoire de la littérature (à tout le moins scandinave), il y a eu un avant, un pendant et un après Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire.

Là, on est donc après. Et c’est beaucoup moins drôle que pendant. Pourtant, la plume déjantée, celle du journaliste suédois Jonas Jonasson, est toujours la même. Mais la trame, la construction du récit, la loufoquerie des personnages… sont aussi toujours (presque) les mêmes. Du coup, forcément, l’effet de surprise, lui, n’est plus vraiment le même. Et là où le monde entier avait ri d’une seule gorge déployée en lisant Le vieux (le livre a été publié dans une trentaine de pays et vendu à des millions d’exemplaires), il s’amuse bien moins en parcourant L’analphabète qui savait compter, l’histoire de Nombeko Mayeki, une petite fille noire née dans le plus grand ghetto d’Afrique du sud et destinée à nettoyer des latrines toute sa vie. Comme le vieux avant elle, à la faveur d’un périple incroyable à travers le monde, elle fera pourtant mille et une rencontres plus étonnantes les unes que les autres. Oui mais, justement, « comme » le vieux. Trop « comme ».¦

Jonas Jonasson, «L’analphabète qui savait compter», Presses de la Cité, 476 p., 22€.