Cyclisme

Gaëtan Bille, de lieutenant à colonel

Gaëtan Bille, de lieutenant à colonel

Gaetan Bille Fred Moisse

Gaëtan Bille, évincé chez Lotto, redescendde deux échelons, mais ce n’est pas avec les pieds de plomb qu’il rejoint l’équipe Vérandas Willems. Que du contraire.

Gaëtan Bille, vos cartons sont prêts ? Vous revenez habiter dans le Luxembourg ?

(rires). Non, non, je ne déménage pas, je reste à Ayeneux.

Plus sérieusement, qu’est-ce qui a fait pencher la balance en faveur de l’équipe continentale luxembourgeoise ? C’est un choix par défaut ?

Je ne vais pas le nier  : mon souhait premier était de retrouver embauche sur le circuit World Tour. J’ai frappé à la porte de la FDJ, mais l’équipe affichait complet. Maxime Monfort m’a aussi mis en contact avec les dirigeants de Saxo, mais ça n’a abouti à rien. Dès l’instant où je retournais dans une équipe continentale, ma priorité allait à Vérandas Willems.

Quels arguments a utilisés Laurent Mars pour vous convaincre ?

Ça, c’est entre lui et moi. Disons, en résumé, que j’ai apprécié le projet tel qu’il me l’a présenté.

On compare souvent le circuit World Tour à la D1 du cyclisme, les équipes continentales pros à la D2 et les équipes continentales non-pros à la D3. En quittant Lotto pour Vérandas Willems, on peut dire que vous reculez de deux cases ?

Oui, on peut même dire que je reviens trois ans en arrière, puisque je roulerai, en 2014, pour une formation du même calibre que l’équipe Wallonie-Bruxelles, dont je défendais les couleurs en 2011. Mais c’est un mal pour un bien. Chez Lotto, au plus haut niveau, je n’étais qu’un simple soldat. Chez Vérandas Willems, j’aurai davantage de responsabilités. Je disputerai des courses plus accessibles. Autrement dit, j’aurai plus souvent l’occasion de me mettre en évidence, de jouer la gagne.

Ce transfert va-t-il bouleverser votre quotidien ?

Non, je vais continuer à me préparer et à m’entraîner de la même manière. Chez Lotto, je pouvais m’appuyer sur l’Energy Lab (Ndlr  : une société médicale qui encadre les sportifs de haut niveau, les joueurs du Sporting d’Anderlecht notamment), mais j’ai toujours eu pour habitude de travailler en solitaire. Je pioche des conseils à gauche, à droite, mais je ne me suis jamais attaché les services d’un entraîneur attitré. Je rencontrerai toutefois très bientôt Christian Carnevali, l’entraîneur du club.

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