Présentateur de fort Boyard sur France 2 depuis dix ans, Olivier Minne revient à ses premières amours : le théâtre. L’Ixellois de naissance sera à Auderghem pour «le Chien des Baskerville» du 9 au 15 décembre.

Depuis 25 ans, il s’invite dans les salons des Français et des Belges. Olivier Minne est devenu un des animateurs les plus populaires mais, au départ, cet Ixellois de naissance rêvait de devenir acteur.

Quels sont les souvenirs qui vous restent de la Belgique ?

Ixelles est ma commune. Je ne me sens même pas bruxellois, mais ixellois. On habitait en communauté. On vivait à plusieurs générations dans un appartement dans le quartier de la place Flagey. C’était passionnant de vivre avec ma grand-mère et son frère, un homme du XIXe siècle qui était pilote en 1914. Il me racontait ses histoires. Pas besoin de télé! C’était mieux que n’importe quel film. Il faisait partie de mes héros grâce à la stature, l’élégance, les cheveux en arrière. Il ne se déplaçait jamais sans être impeccable… Pendant très longtemps, je n’ai plus remis les pieds à Ixelles. C’était trop douloureux. Mes grands-parents, mon arrière-grand-mère, tous ces gens que j’aimais avaient disparu.

Ensuite, vous avez vécu à Boitsfort…

Oui, cela fait 30 ans que ma mère y habite.Mais j’avais une vie rangée quand j’étais ado. Le week-end, j’allais voir mes grands-parents. On était tellement bien entre nous que je ne ressentais pas le désir impérieux de sortir. Pourquoi s’ennuyer avec des cons potentiels alors qu’on est bien entre nous? Et puis à Saint-Michel, j’ai découvert le théâtre avec «L’Élixir du révérend père Gauchet» d’Alfonse Daudet. Le ver était alors rentré dans le fruit.

Pourquoi êtes-vous parti à Paris ?

Ma grand-mère était née boulevard de Sébastopol. Il y avait la présence de l’arrière-grand-père poilu qui, en ‘40, a fait de la Résistance. On ne me parlait pas de Paul-Henri Spaak ou de Léopold II. Pour moi, c’était assez naturel de revenir à Paris. Dans les années ‘80, quel espoir ici? Le cinéma belge n’existait pas. Et à Paris, on connaissait Annie Cordy, Jacques Brel, Frédéric François, Adamo et un tout petit peu Maurane. C’était une opportunité.