Quand le travail pousse au suicide

Didier Bourdon a joué le burn out de Vincent dans « 15 jours ailleurs ».

BARBEREAU Bernard / FTV

Face à l’augmentation de patients touchés par le « burn out », de nombreux médecins se mobilisent pour faire reconnaître ce « syndrome d’épuisement professionnel » comme une maladie professionnelle.

Près de 10 % des salariés en France sont victimes de ce problème de santé.

Des salariés poussés au bout de leurs limites en viennent même au suicide sur leur lieu de travail.

En plateau, Benoît Duquesne s’interroge sur le «burn out».

Le comédien Didier Bourdon, qui a joué dans la fiction «15 Jours ailleurs», dans laquelle il incarne un homme victime de ce mal, témoigne au cours de cette émission.

« Des époux butés »

«Je trouvais qu’on parlait peu d’un phénomène aussi grave. Quand autant de cas touchent une même société, un grand groupe, c’est qu’il y a un réel problème, un malaise profond. J’ai aussi eu l’occasion d’entendre des reportages consacrés à des femmes dont les maris avaient été victimes d’un burn out dramatique. Certaines d’entre elles s’étaient retrouvées face à des époux butés, refusant toute aide extérieure, s’enfonçant dans une logique qui leur était propre», explique Didier Bourdon.

Dans la fiction, Didier Bourdon est Vincent. «Ce qui est beau chez Vincent, c’est qu’avant de faire son burn out, on découvre qu’il n’a pas une position enviable, qu’il se cache derrière un masque, qu’il a du mal à se regarder dans un miroir. On parle de la raison d’État pour les hommes politiques. Dans le cas de Vincent, ce serait la raison économique. Finalement, il attend ce choc. Une fois hospitalisé, il explique quand même à un infirmier qu’il prenait plaisir à voir les autres craquer.»

Pression insoutenable, concurrence déloyale d’une jeune adjointe : Vincent a fait un «burn out» en pleine réunion de travail. Avec l’accord de son épouse, il est interné en psychiatrie.

France 2, 20.45 et 22.15