BELGIQUE

Le voilier de Jacques Brel de retour en Belgique

Le voilier de Jacques Brel, l’Askoy, pourrissait depuis 14 ans sur une plage de Nouvelle-Zélande. Staf et Piet Wittevrongel ont décidé de le ramener au plat pays. Et ils l’ont fait...

«Je ne l’avais pas reconnu. Il avait l’apparence de quelqu’un de tout à fait normal, pas spécialement riche...» Staf Wittevrongel se souviendra sans doute longtemps de ce jour de février 1974. À l’époque, Staf était patron de la voilerie familiale à Blankenberghe quand Brel est entré dans l’atelier. « Il est entré et m’a demandé des voiles pour son bateau, l’Askoy. Connaissant le bateau dont il me parlait et du coût d’un jeu de voiles, je lui ai proposé de lui remettre une offre et lui donc ait demandé ses coordonnées. C’est là que j’ai su que c’était Jacques Brel...»

 


Les voiles seront livrées en avril, pour que le chanteur puisse appareiller à l’été de la même année. Mais pour Staf et son frère Piet, l’aventure Brel ne se limitera pas à une commande voiles, loin de là... Car ce sont eux qui sont à l’origine du retour du voilier de Jacques Brel, l’Askoy, sur les terres belges, en avril 2008, soit 35 ans après avoir quitté la Belgique.

« Et croyez-moi, C’est toute une aventure… » Comme pour l’Askoy après le décès de Brel.? Le bateau continuera à naviguer aux mains de différents propriétaires : hippies, navigateurs et même des... trafiquants de drogue. Et c’est finalement sur une plage de Nouvelle-Zélande où il est jeté par une mer en colère que l’Askoy terminera sa carrière, où il restera à l’état d’épave durant 14 ans...
 

 

« Pour moi, ce bateau fait partie du patrimoine maritime belge, explique Staf. Parce qu’il a appartenu à Brel mais aussi parce c’est le plus gros voilier de plaisance construit en Belgique. Il fait tout de même ses 19 mètres et 40 tonnes. Il est très caractéristique. Il fallait faire quelque chose… »

 


Faire quelque chose, quand l’idée germe en 2006, c’est aller chercher et dégager l’épave enfouie dans le sable, la transporter jusqu’en Belgique et la confier, à un chantier à Rupelmonde. Lequel a débuté la restauration de ce qui n’est plus qu’une coque vide et rouillée. Mais ça avance…

« On espère le mettre à l’eau en avril 2014. Et on espère le voir complètement restauré en 2016. Et après, nous avons un projet social, mais on va d’abord terminer les travaux hein...» Des travaux qui, depuis le début de l’opération, sont financés par des dons et des aides matérielles. Une autre belle histoire...
 

+ Prolongez l'info dans L'Avenir de ce lundi 7 octobre  2013.

 

 

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