Belgique -

Médecins dans les prisons: la grève des interventions de nuit a débuté

Médecins dans les prisons: la grève des interventions de nuit a débuté

(Illustration)

Associated Press/Reporters

Les médecins qui officient dans les prisons ont débuté mardi soir et jusqu’à nouvel ordre leur suspension des interventions d’urgence de nuit en semaine et le week-end, a indiqué Paul Gourdin, président de l’association Imas et médecin à la prison de Nivelles.

Cette grève des gardes, annoncée le 24 septembre dernier et confirmée le lendemain, fait suite aux retards de paiement du SPF Justice et aux mesures d’économie qu’a décidées la ministre de la Justice, Annemie Turtelboom.

«L’opération a été déclenchée à 19h00 à Nivelles et le mouvement suit dans les prisons de Flandre et de Wallonie, mais pas à Bruxelles, où le système est différent», a précisé Paul Gourdin, qui estime que «dans la mesure où l’État supprime» les honoraires de garde la nuit et le week-end, les médecins qui officient dans les prisons n’ont plus à assumer cette fonction.

«Nous n’abandonnons pas les patients, nous les confions aux urgentistes du 112. Les fiches des patients seront également laissées à disposition des médecins urgentistes qui prendront en charge les patients» et les services de jour ne seront quant à eux pas perturbés.

Ces médecins réagissent ainsi entre autres aux retards de paiement récurrents qu’ils subissent. «Nos honoraires de juin n’ont toujours pas été réglés et ne le seront certainement pas avant mars prochain», une situation qui n’est «plus possible».

Ils exigent que le personnel des prisons et les médecins qui y officient soient réunis autour d’une table pour ouvrir le dialogue et amener des solutions.

Plusieurs médecins pénitentiaires s’étaient entretenus avec le cabinet de la ministre Annemie Turtelboom le 25 septembre, mais le dossier n’avait, selon eux, pas évolué.