Pou, quand tu t’accroches…

Avant le shampooing, on tentera d’enlever un maximum de poux et de lentes à la main.

BSIP/Reporters

Chaque rentrée scolaire, c’est la même galère : les poux font leur come-back sur nos chères têtes blondes. Pour y échapper un seul mot d’ordre : l’observation

Tignasses bouclées, blondes comme les blés ou épaisses et foncées : aucune chevelure n’est à l’abri de se voir un jour ou l’autre colonisée par une armée de poux tous crochets dehors. «Les têtes à poux, ça n’existe pas, sourit le docteur Valérie Hanozet, médecin scolaire à la promotion de la santé dans les écoles (PSE). Tout le monde peut un jour ou l’autre avoir des poux. Depuis qu’il y a des cheveux, il y a des poux et tant qu’il y aura des cheveux, il y aura des poux ! »

Cependant, s’il n’y a pas de «tête à poux », les enfants sont manifestement plus sujets à ce genre d’invasion que les adolescents ou les adultes. Car, ces petites bestioles aiment la chaleur . Et il se pourrait que les enfants aient la peau plus chaude que les adultes. Ceci étant, c’est surtout la proximité entre les enfants lors de leurs jeux qui facilite la contamination. «Quand ils ont l’âge de la maternelle et de l’école primaire, les enfants ont tendance à jouer tête contre tête, à partager leurs jouets… Les échanges sont beaucoup plus facilités que lorsqu’ils sont plus grands. C’est pour cela qu’il faut être vigilant. »

Seul remède préventif : l’observation

S’il existe, comme on le verra, différentes manières de traiter les poux, la meilleure manière de les éviter est encore de scruter leur arrivée. «Plus efficace que les différents produits préventifs mis à disposition en pharmacie, l’examen méticuleux des cheveux chaque semaine reste la meilleure façon d’échapper aux poux. Pour ça, il faut aussi apprendre à reconnaître une lente. »

Autre moyen efficace d’éviter le grand débarquement chez les petites filles aux cheveux longs : toujours attacher leurs cheveux. Couettes, tresses et chignons sont les meilleurs ennemis des poux. «Les pattes des poux sont dotées de petits crochets qui leur permettent de s’agripper aux cheveux et ensuite au cuir chevelu. En attachant les cheveux des petites filles, on leur laisse moins de champ libre. Ils se retrouvent face à une surface beaucoup plus lisse et le cuir chevelu est moins accessible. La tâche est donc plus compliquée. »

Le rasoir, traumatisant pour les enfants

Il y a quelques années, il n’était pas rare de voir débarquer des petits garçons voire, pire, des petites filles, la tignasse fraîchement rasée pour cause d’invasion de poux. Un traumatisme qu’il faut éviter à tout prix. D’autant que les remèdes existent et qu’ils sont plutôt efficaces. «Il s’agit essentiellement de shampooing à laisser poser et à renouveler à une semaine d’intervalle. Mais, avant de procéder au shampooing, il faut passer en revue toute la tête et enlever un maximum d’insectes à la main avec un peigne fin. »

De nouveaux produits on fait leur apparition sur le marché. Plus écologiques mais aussi plus chers, ils étouffent littéralement les poux et, en les empêchant ainsi de respirer, les tuent. Une solution qui comporte de nombreux avantages (évite les allergies, non chimique…). D’autant, qu’avec le temps, on constate une certaine résistance des bestioles aux composants chimiques des soins.

Quant au traitement de l’environnement (literie, canapés, sièges auto…), vraisemblablement contaminé lui aussi, il n’est pas forcément nécessaire de tout passer en machine à 60° : on commencera par placer les draps de lit et autres housses dans un grand sac hermétiquement fermé. «S’ils ne peuvent pas ponctionner de sang, les poux ne peuvent pas survivre. Et si en plus, on les prive d’oxygène, on est quasiment sûrs de les tuer. »

On l’aura compris : observation et vigilance sont les maîtres mots pour limiter les risques d’une contamination.

Nos dernières videos