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Belgacom piraté : l’entreprise nie « avec force » avoir menti au parlement et au ministre

Belgacom piraté : l’entreprise nie « avec force » avoir menti au parlement et au ministre

Belgacom serait surveillé par la NSA depuis 2011: l’intrusion numérique n’a eu «aucun impact sur les données de nos clients et la continuité de nos services n’a pas été compromise», selon son administrateur-délégué Didier Bellens.

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Belgacom nie mardi «avec force» avoir transmis de fausses informations au parlement et au gouvernement, comme l’avait affirmé un peu plus tôt le député CD&V Roel Deseyn. Le groupe télécom indique que son compte-rendu de l’intrusion numérique était «entièrement correct».

Roel Deseyn avait posé une question écrite le 2 mai à propos d’éventuelles fuites de données au ministre de tutelle Jean-Pascal Labille. «Belgacom a transmis sa réponse au ministre le 10 mai et a dit n’avoir pas eu vent de la moindre fuite de données dans l’entreprise», a indiqué Belgacom à l’Agence Belga.

«Monsieur Deseyn n’a reçu la réponse à sa question que le 10 juillet mais, même à ce moment-là, ni le comité de direction de Belgacom, ni le ministre compétent n’étaient au courant d’une intrusion numérique.»

Le logiciel malveillant découvert le 21 juin

Belgacom rappelle la chronologie: les experts en sécurité de Belgacom n’ont découvert que le 21 juin les premières traces d’un logiciel malveillant dans le système informatique interne de l’entreprise.

Le 25 juin, l’entreprise a fait appel à des spécialistes externes pour examiner ces traces plus avant. Dès qu’il a été constaté qu’il s’agissait d’une intrusion numérique, le comité de direction a été informé, le 16 juillet. Trois jours plus tard, le 19, l’entreprise a porté plainte auprès du parquet fédéral. Depuis, Belgacom a tout mis en oeuvre pour résoudre le problème, en étroite collaboration avec toutes les instances compétentes et avec l’aide d’experts externes. Cette opération de nettoyage s’est terminée ce week-end.

«Belgacom a communiqué de manière proactive et transparente sur cet incident, dès que cela a été possible, en tenant compte de l’enquête et des actions nécessaires pour y remédier. L’entreprise regrette que les mauvaises interprétations largement relayées par les médias éclairent d’un jour trompeur sa gestion correcte de l’incident», indique encore l’entreprise.