MUSIQUE - SESSION ACOUSTIQUE

Live buzz : Noa Moon veut rester elle-même

Après le carton de «Paradise», Noa Moon publie son 1er album, «Let them talk». Un album pop-folk où elle reste elle-même, joviale et positive. Elle nous a accordé une longue interview et offert une session acoustique.

Manon de Carvalho Coomans vit un rêve éveillé. La jeune bruxelloise, plus connue sous le nom de Noa Moon, a squatté les ondes radio de l’été 2012 avec son single Paradise. Une ballade pop, fraîche et spontanée, qui lui a permis de se faire remarquer, de signer chez T4Action (Sttella, Perry Rose, The Annarbor…) en Belgique et chez Atmosphériques en France (NDLR : qui a révélé Louise Attaque, Charlie Winston…) et de sortir un premier EP intitulé River.

Noa Moon nous a présenté deux titres lors d'une session acoustioque Live buzz. Le premier titre, son single déjà archi-connu "Paradise", dans notre première vidéo ci-dessus.

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Let them talk, l’album qui sort ce lundi, est la suite naturelle de ce parcours : treize titres pop-folk bien charpentés, où le clavier et la guitare électrique de Marc Melià Sobrevias (Lonely Driften Karen) apportent encore un peu plus d’épaisseur et de couleurs aux jolies mélodies de Manon. On risque d’entendre souvent à la radio ces prochaines semaines des titres comme Toonight ou Let them talk, pour ne citer qu’eux…
 

Pour illustrer son album, Noa Moon a choisi des photos aux ambiances tropicales, prises par son grand-père.

Deuxième titre avec Let them talk, dans notre vidéo ci-dessous :
 

 

Cet album, c’est un rêve qui se réalise ?

Disons que je n’ai jamais osé rêver d’être chanteuse quand j’étais petite. Moi, je voulais faire du documentaire animalier. D’où des études supérieures à l’INRACI à Bruxelles, que je n’ai pas terminées, car j’ai décidé de me consacrer à la musique. Mais depuis deux ans, c’est un rêve qui se réalise, oui…

Le point de départ de cette aventure musicale selon votre bio, c’est une guitare trouvée dans le grenier…

Sauf qu’on n’a pas de grenier chez nous ! (rires) Non, sinon, c’est vrai, c’est la guitare de ma mère, qui est prof et qui jouait de temps en temps un peu de guitare pour ses élèves. Moi, j’ai commencé à jouer vers 16 ans, chez les Guides. J’ai appris des grilles d’accord sur internet, des chansons que j’aimais bien…

Comme quoi ?

Oh, il y avait beaucoup de Beatles, Simon & Garfunkel, et puis des choses plus récentes comme Justin Nozuka. Puis, vers 17-18 ans, j’ai commencé à écrire mes textes, sans aucune prétention. J’ai ouvert mon Myspace et j’ai rencontré Antoine, qui est devenu mon manager…

L’écriture est venue naturellement en anglais ?

Oui, je n’avais pas envie d’écrire en français… L’anglais, je l’ai appris à l’école puis en regardant des films, des séries ou des documentaires. Je trouve l’anglais plus chantant. Et puis, en français, on est tout nu !

Le succès de « Paradise » vous a mis la pression ?

J’essaye de ne pas trop me la mettre, mais cela arrive. Je me mets la pression pour le boulot, pour ce que je dois fournir comme énergie sur scène… J’essaye d’être le plus préparée possible. J’ai la chance d’avoir un label qui me respecte. Ils ne m’ont pas demandé de refaire Paradise. Le second single Wild Love n’a rien à voir avec Paradise. Mais je préfère proposer quelque chose de différent et de varié plutôt que de répéter tout le temps la même couleur.


Troisième titre de cette session acoustique Live buzz, une étonnante reprise de Girls just wanna have fun (Cindy Lauper) :
 

 

L’album s’intitule « Let them talk ». Cela fait référence à quoi ?

L’idée, c’est de dire « Peu importe ce que les gens disent, reste toi-même. » C’est d’ailleurs ma ligne de conduite sur cet album : faire ce que j’aime comme j’en ai envie, mais en écoutant quand même les autres.

En plus du trio de départ, vous vous êtes entourée de Marc Melià Sobrevias aux claviers et à la guitare électrique…

Oui, je voulais aller plus loin dans les chansons, apporter quelque chose de plus mélodique. Sa collaboration permet de soulager un peu tout le monde et de trouver un équilibre. Chaque morceau est plus riche et plus cohérent. Il a un sens de la composition assez riche, alors que moi je suis plus dans la simplicité. Je crois qu’on a trouvé un bon équilibre.

Les textes parlent essentiellement de la relation à l’autre mais aussi de départ, de mouvemen…

J’essaye dans chacun de mes morceaux de faire voyager les gens. Comme beaucoup de chanteurs, je parle beaucoup de relation, amoureuse ou autre, mais je pense que je le fais de façon plus mature que sur l’EP. J’ai beaucoup travaillé les textes avec un anglophone. Et puis, j’essaye d’être positive. Un sentiment que je transmets sur scène aussi.

Vous rêvez de jouer où ?

Vous vous attendez sans doute à ce que je vous dise New York, mais non ! Chaque scène apporte le même plaisir. Je suis contente n’importe où !

Aucun regret d’avoir arrêté vos études ?

Non, pas pour l’instant. Maintenant, il faut être réaliste, bosser dans la musique n’est jamais sûr… Mais je ne veux pas avoir de regrets. Mais peut-être que dans dix ans, je tournerai des documentaires animaliers en Australie !
 

 

Cette session acoustique Live buzz a été réalisée en collaboration avec Nostalgie. Découvrez le nouvel album de Noa Moon sur Nostalgie chaque jour cette semaine.

Toutes nos sessions Live buzz.

Noa Moon, «Let them Talk», Team4Action/Pias. Au Botanique le 15/10, aux Arbalestriers à Mons le 26/10, au Salon à Silly le 15/11.

 

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