Société -

Un service d’interprètes pour les patients sourds ou malentendants dans les hôpitaux

Un service d’interprètes pour les patients sourds ou malentendants dans les hôpitaux

(photo d’illustration)

heymans

53 hôpitaux et 20 centres médicaux de première ligne offriront d’ici à la fin du mois de septembre un service d’interprète en langue des signes pour les patients sourds ou malentendants.

S’appuyant sur un site internet et sur la technologie de la vidéoconférence, ce dernier mettra par exemple en relation un patient, un membre du corps médical et un interprète localisé au sein de l’UZ Gand ou du CHU de Charleroi.

Laurette Onkelinx, la ministre fédérale de la Santé publique a présenté mardi lors d’une conférence de presse, organisée à Charleroi, les contours du projet. Initié en 2012 grâce notamment à l’engagement de deux interprètes au sein des services de médiations interculturelles de l’UZ Gand et du CHU de Charleroi, il s’adressait aux patients fréquentant 18 hôpitaux et 16 centres médicaux. Dans sa nouvelle mouture, il concernera davantage d’établissements, tous volontaires.

La possibilité de bénéficier gratuitement des services d’un interprète existe pour les personnes sourdes ou malentendantes. Elle est cependant limitée à quelques heures, a expliqué Laurette Onkelinx. En outre, selon elle, l’offre d’interprètes en langues des signes est relativement réduite.

Dans le cadre du projet, les patients pourront solliciter les services d’un interprète pour une consultation ou pour la prise de rendez-vous qui la précède. Ils pourront également en faire la demande s’ils se présentent aux urgences durant les heures de prestation des deux interprètes.

En Belgique, quelque 10.000 personnes utilisent la langue des signes.