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Les associations de parents réclament une concertation effective entre l’école et les parents

Les associations de parents réclament une concertation effective entre l’école et les parents

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Belga/AFP

La Fédération des associations de parents de l’enseignement officiel (FAPEO) a réclamé jeudi, à l’avant-veille de la rentrée des classes, une plus grande concertation entre les parents d’un côté et les directions et pouvoirs organisateurs de l’autre par la mise en œuvre effective dans les établissements des conseils de participation, comme prévu par le décret Missions de 1997.

«En matière de conseils de participation, il y a du boulot», estime Maurice Decuyper, le nouveau président de la FAPEO. «Quand ceux-ci sont organisés, ils peinent à aborder les sujets sensibles comme l’échec scolaire, les frais scolaires, les appels à projets, l’hygiène, le bien-être, l’évaluation du projet, alors que c’est le rôle de l’ensemble des représentants».

Pour les parents de l’enseignement officiel, cette situation est le fruit de l’absence de contrôle et de sanction envers les écoles qui ne créent pas, ou ne font pas suffisamment vivre, ces organes de concertation.

Pour remédier à cette situation, la FAPEO propose d’obliger la publication systématique des procès-verbaux de ces conseils de participation dans une «banque carrefour» de l’enseignement. Il serait alors aisé de déceler les écoles qui ne respectent pas les dispositions légales.

Sur le terrain de la concertation toujours, la FAPEO réclame d’être reconnue par les fédérations de pouvoirs organisateurs de l’enseignement officiel - le CECP et le CPEONS -, comme l’UFAPEC l’est par le Secrétariat général de l’enseignement catholique (Segec). «Serait-ce le chaînon manquant d’une participation parentale fructueuse?», interroge M. Decuypere, soulignant l’importance de nouer des contacts avec ces structures «pour démarrer le dialogue constructif».

La FAPEO plaide d’ailleurs dans la foulée pour la création d’une «coupole» regroupant les différents pouvoirs organisateurs de l’enseignement officiel (Communauté française, communes et provinces, ndlr) afin de rendre le système «plus cohérent et ambitieux».

Particulièrement inquiète de la progression du redoublement, l’organisation parentale demande aussi à ce que les équipes pédagogiques puissent intégrer dans les écoles des professionnels extérieurs, comme des logopèdes, des graphothérapeutes et autres neuro-psychologues.

«Il semble toujours extrêmement difficile d’ouvrir les écoles à une collaboration avec ces acteurs extérieurs alors que les enseignants se plaignent de devoir faire de plus en plus, voir de devoir tout faire», pointe le président de la FAPEO.

Enfin, celle-ci a réitéré jeudi son appel, après la suppression de l’obligation de fréquenter les cours de morale ou de religion, à créer un cours d’une heure par semaine commun à tous les élèves.

«Il s’agirait d’un cours d’éducation philosophique, d’éthique et d’éducation citoyenne», suggère Decuypere. «Comment peut-on en effet prétendre à une éducation au mieux vivre ensemble en séparant les élèves sur base de leur choix philosophique!», souligne le président de la FAPEO.

Un cadastre des places pour les inscriptions de l'enseignement fondamental


"Il faudrait créer un point de contact centralisé où les parents à la recherche d'une place dans une école pourraient savoir directement où il reste encore des places, plutôt que de devoir contacter toutes les écoles", a plaidé la secrétaire générale, Joëlle Lacroix. Pour elle, "c'est un minimum".

Si les médias ont beaucoup évoqué ces derniers jours les difficultés d'inscription dans le secondaire à Bruxelles où 430 jeunes sont encore "sans école", la situation est aussi très difficile dans l'enseignement fondamental, selon la FAPEO.

D'après l'organisation, de plus en plus de parents se trouvent désemparés lorsqu'il s'agit de trouver une école pour leurs jeunes enfants.

"Les procédures d'inscription ne sont ni harmonisées, ni transparentes et les dates de début d'inscription varient d'une école à l'autre...", a souligné Mme Lacroix.

Si elle ne va pas jusqu'à réclamer l'adoption pour l'enseignement fondamental d'un décret Inscriptions comme il existe dans le secondaire -et que la FAPEO, tout comme les parents de l'enseignement catholique d'ailleurs, critique -, l'organisation réclame une initiative pour parvenir à plus de cohérence et de transparence pour les inscriptions en maternelle et en primaire.