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Inspection : la ministre valide les examens

Inspection : la ministre valide les examens

EdA

Marie-Martine Schyns a confirmé les résultats des examens dans l’inspection. Mais les candidats évincés n’ont pas dit leur dernier mot.

Suite, et certainement pas «fin » du dossier relatif aux examens pour accéder à la fonction d’inspecteur dans l’enseignement.

Hier, la ministre Marie-Martine Schyns a tranché dans ce dossier : les candidats ayant réussi l’examen du Selor seront confirmés et intégreront ainsi un stage de deux ans au cours duquel ils seront évalués. Au terme de cette épreuve, les candidats inspecteurs défendront un travail personnel devant un jury.

La ministre ne laisse plus de place à la tergiversation même si des dizaines de recours vont tomber. Cette session d’examen permettait d’ouvrir la porte à de nouveaux candidats mais aussi de régulariser des inspecteurs faisant fonction et qui ne disposaient pas du titre requis.

Mais les résultats avaient été sévères pour la majorité des inspecteurs en fonction. Une écrasante - et interpellante – majorité avait échoué à l’examen du Selor. Ces inspecteurs, en fonction parfois depuis des années, pouvaient ainsi retrouver le tableau noir et abandonner leur fonction.

« Une procédure transparente »

Dans un communiqué, Marie-Martine Schyns «tient à remercier l’ensemble des inspecteurs faisant fonction pour leur travail et leur engagement au service de la qualité de l’enseignement. Tout en comprenant, sur le plan humain, la déception des personnes n’ayant pas satisfait à l’épreuve, la Ministre réaffirme la nécessité d’instaurer une procédure transparente fondée sur des critères objectifs pour désigner les inspecteurs. »

Si les candidats déçus pointaient des inepties dans l’examen organisé par le Selor, la ministre lui accorde toute sa confiance. «Les nouvelles modalités de sélection à la fonction d’inspecteur sont le fruit d’une large concertation avec les différents acteurs, véritable co-construction associant à chaque étape, y compris dans le jury de sélection, l’ensemble des syndicats, le Service général de l’Inspection et l’Administration générale des Personnels de l’Enseignement. Tant le décret, adopté à l’unanimité par le Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, que ses modalités définies réglementairement et le choix de l’opérateur de sélection ont fait l’objet d’avis favorables unanimes des représentants syndicaux. »

L’opposition s’en mêle

Hier, plus tôt dans la journée, Françoise Bertiaux (MR) avait réclamé, en session du parlement de la Communauté française, une réunion afin de faire la lumière sur l’organisation des épreuves. «Plusieurs témoignages, entendus au fil de ces derniers mois, ne lèvent malheureusement pas les soupçons répétés qui pèsent sur l’objectivité des épreuves pour le brevet d’inspecteur et des désignations subséquentes. Vu les nombreuses implications de ce dossier, qui intervient à la veille de la rentrée, il nous paraît indispensable de lever la confusion qui y règne.»

De son côté, la ministre semble avoir levé la confusion en validant les résultats du Selor. La suite se jouera donc devant le Conseil d’État avec une kyrielle de candidats évincés bien décidés à ne pas en rester là.