ENSEIGNEMENT

La cacophonie chez les inspecteurs des écoles

La cacophonie chez les inspecteurs des écoles

Certains inspecteurs des écoles sont licenciés et réintégrés dans la semaine. ÉdA – Jacques Duchateau

Les examens pour les inspecteurs? La saga continue. On licencie, on réintègre et on y ajoute des recours au Conseil d’État.

Si ce n’est pas de la cacophonie, c’est bien imité. Quand fin juillet, vous apprenez officiellement que vous êtes licencié et que 12 jours plus tard, vous recevez un recommandé comme quoi vous ne l’êtes plus. Il y a de quoi s’interroger. Les examens destinés aux inspecteurs et futurs inspecteurs de l’enseignement n’ont pas fini de faire parler d’eux.

Organisés les 11 et 12 mai, ils ont vu défiler 650 candidats pour l’obtention du fameux brevet. Parmi les candidats, des inspecteurs en fonction depuis de nombreuses années. Puisque les derniers examens organisés en 2007 avaient été rangés aux oubliettes.

Des examens corsés puisque certains évoquent un taux de réussite de 4 %! (lire ci dessous). Une petite révision des critères faisait remonter le taux de réussite global à 38 %. Mais avec de nombreux dégâts parmi ceux qui faisaient fonction.

Fin juillet, on arrivait dans une situation kafkaïenne. Certains de ces inspecteurs faisant fonction ayant raté recevaient leur fin de «désignation à titre provisoire,» tandis que d’autres étaient prolongés parce que, dans leur fonction, personne n’a réussi. Pour combien de temps ceux-ci sont-ils prolongés ? Lire ci dessous…

Mais voilà, les lettres de «licenciement» ont été envoyées prématurément. En fait, avant que le cadre des inspecteurs ne soit adopté par le gouvernement… Il doit l’être aujourd’hui.

Là, la nouvelle ministre, Marie-Martine Schyns, et son cabinet ont senti le vent du boulet des recours et ont décidé de calmer le jeu en envoyant un recommandé qui retire la décision de «fin de fonction». Mais ce n’est que partie remise.

Ensuite ? Ça ne risque pas de s’arranger parce que des candidats malheureux et même des heureux, semble-t-il, ont décidé de saisir le Conseil d’État. Pour les recours en extrême urgence, ils ont été déboutés. En ce qui concerne les volets en suspension et en annulation, il faudra s’armer de patience.

Que va faire la ministre et son cabinet ? Attendre la décision du Conseil d’État ou avancer malgré tout ? Le cabinet s’explique dans cette page.