La presse européenne était présente en nombre à Bruxelles pour cette Fête nationale hors du commun (lire page 17). Revue…

France : grâce à Mathilde

Le journal Le Monde s’interroge sur la capacité du roi Philippe à pouvoir assurer l’avenir.

«Des deux côtés de la “ frontière ” linguistique, certains ne cachent pas leur scepticisme […] Davantage qu’un roi désiré, Philippe sera donc surtout un roi nécessaire. Comme ses prédécesseurs, il tirera surtout sa légitimité de la sympathie populaire. […] Et, pour la conquérir, il pourra au moins compter sur son épouse, Mathilde d’Udekem d’Acoz: depuis son mariage en 1999, cette jeune aristocrate, ambitieuse et élégante, est devenue le meilleur “ coach ” du futur roi et le meilleur atout d’un palais qui en manquait cruellement. »

Angleterre : pas un cadeau

En Grande-Bretagne, The Telegraph évoque l’abdication d’Albert II comme un «cadeau empoisonné» pour le roi Philippe en vue des élections de 2014, car il n’est «pas populaire en Flandre».

Le quotidien revient également sur les couleurs noir-jaune-rouge dont se sont parées de nombreuses habitations en Wallonie et à Bruxelles alors que ce fut beaucoup moins le cas en Flandre.

Le quotidien britannique The Guardian consacre quelques lignes à la «voix dissonante» que représente la N-VA, qui a envoyé une délégation restreinte à la prestation de serment du Roi Philippe, et à la réforme profonde de la monarchie belge voulue par le parti nationaliste qui ambitionne l’avènement futur d’une république flamande.

Espagne : les scandales

En Espagne, El País revient sur les derniers «scandales» qui ont touché le Palais royal ces derniers mois avec la fondation Fons Pereos qu’avait mise en place la reine Fabiola et l’affaire Delphine Boël.

«Le défi du roi Philippe consiste à démontrer à la nation qu’il est capable de diriger (le pays) dans une situation de crise comme celle qu’a vécue la Belgique en 2010 et 2011 lorsqu’elle est restée sans gouvernement de plein exercice durant 541 jours», lit-on dans le quotidien espagnol.

La personnalité de Philippe est également évoquée par El Mundo, qui évoque «l’un des monarques les plus controversés de l’histoire de la Belgique».

Le journal espagnol parle, en outre, de cérémonies placées sous le signe de «l’austérité», qui n’auront coûté «que» 600 000 € en comparaison avec les 11 millions dépensés aux Pays-Bas lors de l’abdication de la reine Beatrix.


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