Contador, bon mais sans plus

AFP

Le grand battu du Tour n’est autre qu’Alberto Contador. Longtemps devant sans jamais pouvoir mettre à mal la domination de Christopher Froome, l’Espagnol s’est pris une claque dans la dernière semaine.

 

Encore deuxième avant les Alpes, «El Pistolero » a sombré dans la montagne, son terrain de jeu favori. Déjà limite à l’Alpe d’Huez, il a complètement craqué dans le col de l’Épine (Grand-Bornand) avant de lâcher définitivement dans le Semnoz. En trois jours, le double vainqueur du Tour a perdu de sa superbe et est redevenu un «simple » outsider, à placer au même rang que les Roman Kreuziger et les autres Alejandro Valverde.

Pourtant entouré de la meilleure équipe de la Grande Boucle, avec notamment Michael Rogers et Nicolas Roche comme garde rapprochée, Alberto Contador n’a jamais semblé en mesure de pouvoir réellement inquiéter Christopher Froome. Bon, mais jamais au niveau du maillot jaune, le leader de la Saxo ne peut cacher sa déception : «Défendre une deuxième place n’est pas la même chose que défendre le leadership. C’est toujours mieux de finir deuxième que dixième, mais le but était de finir premier. Ce n’était pas possible cette année. Il y avait un coureur plus fort que tout le monde. » Mais aussi un Quintana et un Rodriguez plus frais en fin de Tour pour devancer «El Pistolero ».

Le déclin ?

Puisant dans son expérience les quelques minutes qui lui ont permis de ne pas être décroché plus tôt dans la course – Alberto Contador est un des coureurs à l’origine de la fameuse bordure de Saint-Amand-Montrond -, le quatrième du général à Paris doit-il s’inquiéter pour son futur ? Pourra-t-il encore accrocher un sixième grand Tour à son palmarès ? Difficile à dire, mais au vu de la concurrence grandissante et de son âge (30 ans), force est de constater que les beaux jours de l’Espagnol semblent derrière lui. Très peu à son affaire avant le Tour (5° au Tour du Pays basque et 10° du Dauphiné), il n’a jamais remporté qu’une étape cette saison, au Tour de San Luis. Forfait pour la Vuelta dont il est pourtant le tenant du titre, le protégé de Bjarne Riis n’est tout simplement plus que l’ombre du Contador de 2007, année de sa première victoire sur le Tour.

A.M.

 

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