Leur bonheur est dans les clapiers

C’est une passion que Dimitri et Cindy partagent à deux :celle de l’élevage de lapins de concours.

Il y a les éleveurs de canaris, les colombophiles ou encore les passionnés de chats. Cindy et Dimitri, leur truc à eux c’est la cuniculture.

Cunicu… quoi? La cuniculture, c’est l’élevage de lapins. Dans le cas du jeune couple, il s’agit d’un élevage de loisir. Par passion pour ces animaux aux grandes oreilles mais aussi pour le plaisir des concours où ils emmènent leurs meilleurs protégés aux grandes oreilles.

D’ailleurs, sans ces concours auxquels ils participent en moyenne une fois par semaine, le plus souvent entre septembre et fin décembre, «ce ne serait pas pareil» dit Dimitri. Non pas pour la gloriole, le macaron ou la médaille que lui ou Cindy décrochent parfois avec leurs champions. Mais bien pour l’ambiance qui y règne, le plaisir de prendre un verre avec des amis en partageant ses expériences d’éleveurs. Un plaisir qu’ils vivent aussi au Cercle cunicole de Blegny au sein duquel ils s’impliquent. Un club qui organise une fois par an la plus grande exposition de lapins, avec plus de 1000 spécimens exposés.

«Quand j’ai rencontré Dimitri, il avait déjà des lapins et moi j’ai toujours adoré les animaux, dit Cindy. Et puis on est allé ensemble à une exposition-concours. J’ai tout de suite été séduite par ce milieu où il y a d’abord beaucoup d’entraide, d’échanges entre les éleveurs et où les plus anciens sont toujours là pour donner des conseils aux nouveaux.»

Dimitri, lui, a depuis toujours la passion des animaux de petits élevages. Après la volaille, il a débuté l’élevage de lapins après avoir acheté ses premiers individus à la Foire de Libramont en 2002. Depuis, ses protégés se sont reproduits… comme des lapins évidemment.

Actuellement, les clapiers de Dimitri et Cindy en comptent une soixantaine. «Mais on en a déjà eu plus de 100», dit le jeune éleveur.

Le but n’étant pourtant pas d’avoir un maximum de spécimens mais bien d’avoir «le» lapin qui permettra de décrocher les prix.

Une quête qui relève à la fois d’un rigoureux travail de sélection génétique, du coup de pouce de dame Nature et d’un peu de chance. Le travail de sélection, c’est tenir à jour un historique de son élevage afin de connaître l’ascendance de chaque lapin. Mot d’ordre : éviter la consanguinité. Pour cela, les deux éleveurs n’hésitent pas à acheter, vendre ou échanger des lapins en France, en Suisse ou aux Pays-Bas. Ensuite, il faut que la nature fasse bien les choses : un lapin de concours, c’est d’abord un lapin qui respecte les standards : poids, longueur des oreilles, posture…

Enfin, au moment du concours, il faut un peu de chance. «Car en général un lapin n’est au top de sa forme, surtout pour la beauté de sa fourrure, que pendant deux semaines par an », indique Dimitri. Bref, pour soixante lapins, il y aura peut-être un seul vrai champion.

Les autres? Les deux éleveurs les utilisent pour la reproduction, les échanges ou les revendent. «Et puis, que ce soit lapin aux pruneaux, à la bière ou autre, on a aussi une belle collection de recettes», rigole Dimitri.

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