La gran de foule pour acclamer le roi

FOR EDITORIAL USE ONLY. NOT FOR SALE FOR MARKETING OR ADVERTISING CAMPAIGNS. 20130721 - BRUSSELS, BELGIUM: King Philippe and Queen Mathilde of Belgium gestures to the crowd at the appearance of the Royal Family on the balcony of the Royal Palace (KoninkliBelga

L’ambiance était bon enfant devant le palais royal. Entre la foule qui acclamait, la famille royale qui saluait, il y avait la télévision qui meublait.

«Vive le roi, vive le roi!» Quand la voiture de Philippe et Mathilde arrive devant le palais royal, la foule, que l’on pouvait croire «cuite» par l’attente et par les rayons du soleil de 13 heures se réveille en poussant des cris pour accueillir le couple royal.

Le couple royal y répond par des signes de la main et des sourires… Mais pour les cavaliers qui suivent la voiture décapotée, les acclamations populaires sont plus difficiles à gérer. Inquiets d’entendre tous ces cris, les chevaux piaffent, et les cavaliers, suant sous leur casque poilu, canalisent l’énergie qui leur reste pour calmer leur monture.

Attendre sous le soleil devant le palais, avec des chapeaux, des perruques, des couronnes en papier ou des drapeaux, cela valait la peine. Non seulement les personnes présentes sont aux premières loges pour le salut au balcon du palais royal, mais surtout, ils voient le nouveau roi sortir de son véhicule, se retourner et les saluer… d’un peu plus près.

La foule était « chaude »

La foule, échauffée par le passage des souverains, pouvait faire penser au public des stades de football. «Ils vont peut-être faire une Ola», dit un militaire chargé d’encadrer la presse. Il n’y a pas de vague, ni de bras qui se lèvent, mais une ovation très surprenante et très nourrie pour les trois camions du service de Bruxelles propreté, venus nettoyer les crottins des chevaux après l’entrée du roi dans le palais. Le public est dans l’ambiance, il a envie de crier, de s’amuser, de profiter.

Entre l’arrivée de la voiture et l’apparition au balcon, l’attente n’est pas longue. L’ovation revient, toujours plus forte, soutenue par les klaxons et trompettes. Le roi Philippe et la reine Mathilde sont au balcon, ils ont l’air touchés par l’accueil qui leur est fait. «Un bisou, un bisou!» scande la foule, jusqu’à ce que le couple royal s’exécute sous les applaudissements… Même s’il est peu probable qu’ils aient réellement entendu ce que criaient les gens.

Les applaudissements ont redoublé quand Albert et Paola sont venus rejoindre Philippe et Mathilde sur le balcon. Puis, quand Philippe et Mathilde se sont retournés pour accueillir leurs enfants, le public a alors crié «Élisabeth, Élisabeth! » Mais c’est la famille au grand complet qui est arrivée sur le balcon : les princes Emmanuel et Gabriel, dans leurs petits costumes cravates, malgré la météo, et les princesses Élisabeth et Eléonore. Vu d’en bas, cela forme de jolies taches rouges et bleues, surmontées de têtes blondes. Élisabeth, au centre, semblait très sérieuse du haut de ses onze ans. Tandis que la petite Eleonore, cinq ans, semblait avoir oublié pourquoi elle était là. Rapidement, sa maman, lui a touché la main, pour lui rappeler qu’elle devait saluer la foule.

«Philippe, Philippe! » est le nom qui résonne alors que Fabiola apparaît aux côtés des enfants. Claire, Laurent, Astrid et Lorenz rejoignent le reste de la famille, un peu à l’écart, le sourire aux lèvres. Laurent a la main sur la hanche de son épouse, alors que Mathilde semble encourager Philippe. Le roi garde la main levée, tandis que tout le monde la secoue assez vigoureusement.

Le tout dure un quart d’heure, qui file à toute allure. Quand la famille se retire, la Brabançonne éclate, çà et là. Certains entonnent directement, «Le roi, la loi, la liberté », parce qu’ils ne connaissent pas le reste de l’hymne national, mais certains bons élèves, des jeunes de 16, 17 ans, chantent l’intégralité, comme en écho. Le salut au balcon est fini, mais pour la foule, la journée ne fait que commencer.

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